Paris: les salariés de la République du Centre ne veulent pas être des “lapins de Varenne”

Photos, CE République du Centre.

Photos, CE République du Centre.

Une quarantaine de salariés de la République du Centre venus d’Orléans ont perturbé mercredi la remise des prix de la Fondation Varenne à Paris qui récempensent des jeunes journalistes

Parce qu’ils ont mal, parce qu’ils sont en passe de perdre leurs emplois, plus de quarante salariés de la République du Centre ont orchestré, hier en fin d’après-midi, à leur manière, la remise des prix de la Fondation Varenne . Reconnue d’utilité publique, elle récompensait pour la vingt-cinquième année, des journalistes qu’elle se targue de protéger et d’encourager, ce qui est indéniable. Mais elle est aussi l’actionnaire majoritaire du groupe Centre-France La Montagne à qui depuis 2010 appartient la République du Centre où elle a prévu des suppressions de journalistes, d’administratifs, de photographes, d’informaticiens, de publicitaires, 78 postes au total. : un plan de modernisation au bénéfice du groupe, d’un virage numérique aux contours flous Orléanais.

Les lapins de Varenne

varenne2Vêtus de tee shirts blancs portant la mention « sacrifiés », ils sont arrivés devant l’immeuble où allait se dérouler la cérémonie près de la place Victor Hugo à Paris dans le XVIème arrondissement. Devant la porte ils ont déposé un cercueil, symbole de leur situation « Ne soyons pas les lapins de Varenne », suggérait contre le mur un panneau devant lequel les invités étaient obligés de passer, Edith Caillard, présidente du groupe, Jean-Christophe Rufin, écrivain, diplomate, M. Pflimlin, des patrons de presse, des journalistes venus de toute la France- … à qui des cornes de brume n’ont cessé de rappeler, tout au long de la cérémonie et du coktail, que dehors une entreprise de presse était en souffrance.

 

Quatre salariés de la Rep reçus

 

varenneAux environs de 19 heures une délégation des salariés composée de quatre personnes Corinne Cillier, administrative, Carole Tribout, journaliste, Patrick Boullen ,rotativiste, secrétaire du CE et Armand Ziomek, rotativiste, délégué CFDT, est reçue par Michel Habouzit, directeur général, numéro deux du groupe. Selon les représentants du personnel, « rien de vraiment constructif » n’est sorti de cet entretien. « Il n’est pas question de revenir sur la condamnation de l’imprimerie d’Orléans et nos suggestions sont restées sans écho. On nous a parlé comme si nous étions des enfants », déclarait le délégué syndical.

C’est dans la tristesse que s’est effectué ensuite le retour vers l’autobus sans que les CRS appelés pour un éventuel maintien de l’ordre par la fondation Varenne et stationnés dans plusieurs camions place Victor Hugo n’aient eu à intervenir.

Françoise Cariès

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Comments are closed.






Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail