“Vénus noire” avec Jérôme Marin aux Carmes (Orléans)

lundi 16 décembre 2013 à 19h00 : Soirée avec Jérôme Marin

Vénus noire

l'ame au diable jérôme marinEn correspondance avec le spectacle “L’âme au diable”, présenté à la Scène Nationale le vendredi 20 décembre, nous accueillons Jérôme Marin

Jérôme Marin passe la démultipliée. Après son Cabaret Berlin la saison passée, l’ancien Monsieur K. d’Orléans s’attire des collaborateurs épatants : Marianne Baillot qui créait ici l’an passé son très réussi Yeeepeee !, et Daniel Larrieu, l’une des figures magnifiques de la Nouvelle danse française, aujourd’hui en plein renouvellement.

Ensemble ils conçoivent L’âme au diable, un tour de chants dansé dont l’idée à tout pour intriguer. Voire déranger. Dans sa passion pour les airs un peu fanés, Jérôme Marin en a déniché toute une quantité qui pavent un enfer de la chanson française : bien écrites, bien chantées, parfois par des stars de leur temps, mais racistes, misogynes, antisémites, homophobes, colonialistes… Qu’en faire ? Jérôme Marin assume. Il va chanter cela. Toucher à la question de ce qui divertit. Et surtout du comment cela divertit. Embarras compris. Soit un projet sur le fil, d’une audace salutaire.

Paris, 1817, enceinte de l’Académie Royale de Médecine. « Je n’ai jamais vu de tête humaine plus semblable à celle des singes ». Face au moulage du corps de Saartjie Baartman, l’anatomiste Georges Cuvier est catégorique. Un parterre de distingués collègues applaudit la démonstration. Sept ans plus tôt, Saartjie, quittait l’Afrique du Sud avec son maître, Caezar, et livrait son corps en pâture au public londonien des foires aux monstres. Femme libre et entravée, elle était l’icône des bas-fonds, la « Vénus Hottentote » promise au mirage d’une ascension dorée…

Cinéma des Carmes 7 Rue des Carmes, 45000 Orléans

 






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