Magie et musique illuminent le Théâtre de la Tête Noire

la-repetition-d0giIlluminés… c’est ce qu’ont du penser les 170 spectateurs à l’ouverture du spectacle, “La répétition” donné  le samedi  14 décembre, au Théâtre de la Tête Noire à Saran…

Les derniers retardataires trouvent place sur les strapontins alors qu’un technicien monte sur scène pour hisser une malle à cinq mètres de haut puis le rideau se ferme, on entend des chuchotements, des voix, des gens qui se saluent, un piano qui fait des gammes, un saxophone qui s’accorde, des bouteilles qui tombent… Lorsqu’ils ouvrent le rideau et découvrent le public, nos deux compères comprennent tout à coup que la ville de Saran s’est trompée de date et que de la répétition il va falloir faire un spectacle musical et magique qui n’est pas prêt.

Un duo complice en diable

Après le premier mouvement de la Fuzzy Bird Sonata de Takashi Yoshimatsu, les tours s’enchaînent, en musique, comme un ballet. Le premier tour de cartes se passe dans le public. Eloignées de vingt mètres les cartes signées de la main de deux des spectateurs se sont téléportées en quelques secondes. Incompréhensible!

Lorsqu’ils ne jouent pas ensemble, l’un accompagne l’autre avec son instrument. Daniel au saxophone alto, avec un jeu fin, que ce soit dans le répertoire contemporain, le jazz ou l’improvisation. Quant à Jérôme, il montre tous ses talents d’accompagnateurs mais aussi de virtuose ! Notons à ce sujet l’audacieuse programmation de la Campanella de Liszt (sur un thème de Paganini) entre deux tours de magie époustouflants. Cette partition très difficile que peu de pianistes osent aborder en concert, et bien Jérôme Damien l’intègre au spectacle pendant que Daniel attire toute l’admiration du public en multipliant les bouteilles avec son cylindre vide. On en oublie presque l’interprétation du musicien qui, si elle n’était pas parfaite ce soir, mérite tout de même d’être saluée !

Humour et public de la partie

Musique, magie… et humour aussi…les deux protagonistes se cherchent tout au long du spectacle, le saxophoniste est taquin, le pianiste est chambreur… et le public participe, que ce soit aux tours de cartes, de prédictions, ou aux gags préparés par Daniel ! 

Le final est encore plus surprenant… alors que l’on croit le spectacle fini après l’interprétation endiablée du Devil’s Rag de Jean Matitia…les deux compères remarquent la fameuse malle toujours  accroché à  cinq mètres par le régisseur. Mais ceci est  une autre histoire….  A découvrir un autre jour d’émerveillement. 

Boris Becarre

http://www.theatre-tete-noire.com/

 

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