Arnaud Montebourg, chez Fagor pour le redressement, convoque Vedette et la “Mère Denis”

 

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La main d’Arnaud Montebourg suffira-t-elle a faire renaître Fagor-Brandt.

 

Arnaud Montebourg crève les écrans lorsqu’il se déplace. Il le sait, il en joue, se met en scène.

 Et vend à merveille la superproduction France, avec ou sans marinière. Comme jeudi chez Fagor Brandt dont deux lignes de production ont repris, alors que l’entreprise avait déposé le bilan et que la production était à l’arrêt depuis début novembre. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, costume-cravate sobre, fait-il encore plus de mise en scène depuis qu’il fréquente dans le milieu du cinéma ? Peu importe, c’est pour la bonne cause qu’il présente son meilleur profil aux photographes et aux caméras. Il a un message à lancer , « vous avez une pépite…une force du made in France, nous allons nous battre à vos côtés…un quart des fours vendus en France viennent de votre travail ». Plusieurs dizaines de salariés, ceux de Saint-Jean-de-la-Ruelle mais aussi un groupe de salariés venus de Vendôme qui a aussi redémarré ont écouté, attentifs et convaincus le discours du ministre du Redressement productif.

Montebourg visite les lignes

 

Le ministre du redressement productif a visité les lignes de production.

Le ministre du redressement productif a visité les lignes de production.

 Satisfaits, à défaut d’être rassurés… Les salariés ont apprécié à sa juste valeur la visite du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. “C’est bien qu’il vienne, c’est au moins une marque de reconnaissance”, a déclaré un délégué syndical vendômois. Accueilli par des nombreux élus locaux, le ministre, guidé par le directeur général de FagorBrandt Thierry Leonard, a fait le tour des lignes de production et discuté avec les salariés.

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Le directeur du site d’Orléans avant l’allocution du Ministre.

 Dix millions du FDES

A la fin de la visite, l’intersyndicale vendômoise et les représentants syndicaux du site d’Orléans ont pu s’entretenir quelques minutes à l’écart, avec le ministre et les élus. Ils ont remercié l’Etat de son intervention financière qui a permis le redémarrage des usines (10 millions du fonds de développement économique et social) et lui ont demandé d’être “vigilant sur les possibles repreneurs”. En réponse, Arnaud Montebourg, lors d’une allocution devant tous les salariés, a confirmé qu’il y avait déjà plusieurs manifestations d’intérêt, sans citer le moindre nom, bien sûr. Mais il a aussi garanti que la reprise ne se ferait pas à n’importe quel prix, et en tout cas pas au profit de “prédateurs”. “Je serai intraitable avec toute ce qui ressemblerait à un fond spéculatif ou à un voleur de marque qui fermerait des usines en France. Nous allons demander des garanties. Mais comme pour le redémarrage de la production nous sommes disposés à aider par des prêts pour que ce repreneur puisse respecter les contreparties que nous lui demanderons”.

 Une pépite du “made in France

“Notre ambition, a-t-il ajouté, c’est de sauver un maximum d’emplois sur chacun des sites. Nous avons d’excellentes bases, avec un outil industriel viable, un savoir-faire reconnu. Je ne dis pas que c’est acquis, mais nous allons nous battre pour que ce soit le cas”, a-t-il martelé. Les salariés vendômois et leurs collègues de Saint-Jean-de-la-Ruelle ont pris acte. “On sent bien qu’il est proche du dossier. Mais on sait aussi que c’est du discours”, ont-ils conclu. “Pour nous, le vrai rendez-vous, ce sera en février, quand on connaîtra le repreneur, et les conditions de la reprise!”

 150 personnes au travail à Orléans IMG_5010

53 salariés ont repris le travail à Vendôme (sur 230) qui sortent déjà 500 produits (petits fours et tables d’induction) par jour. A Saint-Jean-de-la-Ruelle, ce sont les lignes de four et de plaques à induction qui sont reparties avec 140 à 150 personnes. Comme Patrick, 57 ans, chez Fagor depuis sept ans : « on a confiance mais c’est l’argent qui manque ». Il a déjà vécu plusieurs fermetures, à l’imprimerie Lang à Saint-Jean-de-Braye puis chez un peintre, il a aussi fait dans la boulangerie…

 

Sous l'oeil sévère de Serge Grouard.

Sous l’oeil sévère de Serge Grouard.

Arnaud Mondebourg a fini son discours très patriote, engagé tricolore, sous l’œil sévère de Serge Grouard, le maire d’UMP d’Orléans que le Ministre a “oublié de citer”, bien à l’écart des élus socialistes qui collent au ministre, un groupe de trois salariés discute. Anne chez Fagor depuis 1999 : « c’est un point important qu’il soit venu, il s’adresse aux Français aux consommateurs en disant qu’il faut fabriquer ici et acheter ici…Il y a les médias aussi qui parlent de nous ». Les quatre candidats à la reprise dont Arnaud Montebourg, échaudé, ne veut pas dire un mot, pas plus que l’administratrice judiciaire, non elle n’en sait pas plus… Christophe Chailllou, le maire conseiller général (PS) de Saint-Jean-de-la-Ruelle qui a été de toutes les négociations apprécie, forcément, « il a mis la barre assez haut car nous craignons les fossoyeurs… ». Mais personne ne cache que, même avec un bon repreneur, il y aura des dégâts sociaux.

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Hélène Bourbouloux qui a joué un grand rôle dans la relance de Fagor et le directeur d’Orléans, M.Madzar.

 La marque n’existe sans doute plus, mais Arnaud Montebourg sait tellement bien communiquer –pour la bonne cause- qu’il a convoqué dans son discours « la mère Denis ». Sans doute la « Vedette » qui lui colle à la peau.

 

Ch.B

 

Les syndicats remercient le gouvernement

 

Dans un communiqué, l’intersyndicale, CFE-CGC-CFDT-CGT de Vendôme reçu par Arnaud Montebourg tient à « remercier de vive voix le soutien et surtout l’intervention du gouvernement avec le prêt du FDES accordé à l’entreprise Fagor-Brandt pour ainsi accélérer le redémarrage au plus tôt de l’outil industriel…Nous demandons au gouvernement d’être vigilant sur les possibles repreneurs… »

  

Arnaud Mondebourg a fini son discours très patriote, engagé tricolore, sous l’œil sévère de Serge Grouard, bien à l’écart des élus socialistes qui collent au ministre, un groupe de trois salariés discute. Anne chez Fagor depuis 1999 : « c’est un point important qu’il soit venu, il s’adresse aux Français aux consommateurs en disant qu’il faut fabriquer ici et acheter ici…Il y a les médias aussi qui parlent de nous ». Les quatre candidats à la reprise dont Arnaud Montebourg échaudé ne veut pas dire un mot, pas plus que l’administratrice judiciaire, non elle n’en sait pas plus. Christophe Chailllou, le maire conseiller général de Saint-Jean-de-la-Ruelle qui a été de toutes les négociations apprécie forcément, « il a mis la barre assez haut car nous craignons les fossoyeurs… ». Mais personne ne cache que même avec un bon repreneur qu’il y aura des dégâts sociaux.

La marque n’existe sans doute plus mais Arnaud Montebourg sait tellement bien communiquer –pour la bonne cause- qu’il a convoqué dans son discours « la mère Denis ». Sans doute la « Vedette » qui lui colle à la peau.

Ch.B

Les syndicats remercient le gouvernement

Dans un communiqué, l’intersyndicale, CFE-CGC-CFDT-CGT de Vendôme reçu par Arnaud Montebourg tient à « remercier de vive voix le soutien et surtout l’intervention du gouvernement avec le prêt du FDES accordé à l’entreprise Fagor-Brandt pour ainsi accélérer le redémarrage au plus tôt de l’outil industriel…Nous demandons au gouvernement d’être vigilant sur les possibles repreneurs… »

 






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