Tourisme: itinérances ministérielles…

 

 Par Jean-Luc Bouland

fleur3Quand un gouvernement fait ses valises, ou se prépare à prendre un nouveau départ, il est toujours bon d’observer ce qu’il va advenir des services de l’Etat en charge du Tourisme. Le 2 avril dernier, comme le suggérait l’esquisse faite au lendemain de la nomination des nouveaux ministres, la surprise fut des plus intéressantes. Adieu Bercy, bonjour le Quai d’Orsay. Enfin, presque…

Itinérants par nature, les revoilà donc sous la coupe d’un secrétariat d’Etat, après avoir été dépendants 2 ans d’un ministère à part entière. Mais la nouveauté est toute relative, son apparentement au Commerce extérieur lui donnant un tout autre lustre, au détriment du commerce et de l’artisanat, sa famille d’origine.

Cette nouvelle affectation semble claire : le développement du tourisme doit passer par l’accueil d’un public étranger, et les services habilités à vendre la France devront donc y inclure l’industrie touristique. Rien de surprenant, quand on sait que ce secteur compte pour plus de 6% du P.I.B, soit bien au-delà de l’industrie automobile. Bras armé en ce domaine, du ministère du Tourisme, Atout France, destiné à vendre la France à l’étranger, et présidé par l’élu eurélien François Huwart, ne devrait pas trop trouver à y redire.

Alors que les Assises du Tourisme doivent rendre leur verdict en ce joli mois de mai, pour définir les grandes orientations destiné à faire revenir notre pays au premier rang européen, et au second rang mondial, en termes de fréquentation touristique, l’enjeu est de taille. Une dimension affichée qui devrait aussi convenir à la toute nouvelle Agence de développement touristique du Loiret, mais qui interpellera nombre de petits commerçants et artisans qui, en ville comme à la campagne, bien loin de ses considérations géopolitiques, œuvrent avec peu d’employés pour faire vivre le tourisme local au quotidien.

Cela changera-t-il beaucoup de choses ? Contredisant agréablement quelques observateurs se disant convaincus que cette nouvelle orientation ne serait qu’un effet de communication qui augure peu d’un changement radical dans la politique touristique française ? Il semble un peu tôt pour avancer tout pronostic.

Ces affaires sont toutefois suffisamment peu étrangères à nos préoccupations, dans une région qui souhaite faire mieux que son actuel classement au 11e rang national en accueil touristique, pour que nous suivions cette évolution avec un intérêt non dissimulé. Et en saluant ici les charmes de la parité, qui confient cette tâche à une nouvelle Dame d’Atout*…

JL.B

 *Mme Fleur Pellerin est désormais en charge du Commerce extérieur, du Développement du Tourisme et des français de l’Etranger, reprenant la charge du tourisme précédemment tenue par Mme Sylvia Pinel, aujourd’hui ministre du logement.

 

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