Nucléaire: 2013, encore un mauvais cru pour la centrale de Chinon

Dampierre-en-Burly (Loiret)

Dampierre-en-Burly (Loiret)

 L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de maintenir la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire) sous surveillance renforcée pour la quatrième année consécutive en raison de résultats encore insuffisants en matière de sûreté, 

Cette centrale reste en retrait par rapport à la moyenne des centrales du parc français. Des améliorations ont été constatées mais elles sont encore insuffisantes. On attendait mieux”, a déclaré Rémy Smyslony, adjoint au chef de la division d’Orléans de l’ASN (Autorité de sureté nucléaire) à l’occasion du bilan annuel de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en région Centre.

Il relève toutefois des progrès significatifs en matière de radioprotection, et estime que le site, qui compte quatre réacteurs de 900 MW, est sur “la bonne pente”.

L’ASN a par ailleurs décidé de “renforcer le contrôle de l’environnement” à la centrale de Belleville-sur -Loire (Cher), dont les performances, comme en 2012, restent inférieures à la moyenne nationale dans ce domaine. Parmi les problèmes évoqués, un rejet accidentel de 120 litres d’huile dans la Loire au cours de l’année 2013.

Pour les deux autres centrales de la région Centre, Dampierre-en-Burly (Loiret) et Saint-Laurent-des Eaux (Loir-et-Cher), la situation est en revanche jugée satisfaisante, qu’il s’agisse de la sûreté, de l’environnement ou de la radioprotection.

Outre les réacteurs en fonctionnement, la région Centre compte également cinq anciens réacteurs de la filière graphite gaz – deux à Saint-Laurent-des-Eaux et trois à Chinon – dont certains sont à l’arrêt depuis quarante ans. A l’issue de sa première inspection globale sur ces installations l’an dernier, l’ASN a demandé à EDF de “renforcer son organisation pour faire face à la montée en puissance des travaux de démantèlement” dans les années à venir.

 

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