Orléans jazz: Serge Grouard (UMP) soutient les intermittents…depuis 2003

Stéphane Kochoyan et Serge Groaurd

Stéphane Kochoyan et Serge Groaurd

Après l’annulation de la soirée d’ouverture d’Orléans Jazz, Serge Grouard s’est exprimé sur le conflit des intermittents, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi soir en Mairie, en présence de Nathalie Kerrien (adjointe chargée de la Culture) et de Stéphane Kochoyan (Directeur artistique du Festival).

Serge Grouard a tout d’abord indiqué que la perte estimative de l’annulation du concert de ce soir est de l’ordre de 70 000 €. Il a ensuite rappelé son soutien aux intermittents même si cette prise de position n’est pas forcément très populaire auprès du public frustré par cette annulation.

Sa prise de position en faveur des intermittents ne date pas du jour, et remonte au premier conflit de 2003, position qui, à l’époque avait quelque peu surpris ses collègues UMP d’alors, mais dont il constate la justesse aujourd’hui: alors que tout le monde s’accorde sur l’importance de “l’exception culturelle à la française”, aucun travail sérieux n’a été entrepris pour réformer un statut pourtant essentiel à cette vie culturelle. Force est de constater que l’on ne dispose pas de chiffres fiables sur la question ni d’étude sérieuse sur les retombées économiques induites.

L’art français du déclin

Serge Grouard a ainsi fustigé ce mal français, “cet art français du déclin”, où par manque de courage et par opportunisme, on ne “travaille” pas la négociation. Et Serge Grouard de faire l’éloge de la méthode Borloo, qui, avec son Grenelle de l’environnement a réussi à faire bouger les lignes. De là à suggérer un Grenelle de la culture ? En tout état de cause, Serge Grouard insiste sur la nécessité d’associer les collectivités territoriales, premières bailleuses de fonds en matière culturelle, à une vraie négociation sur les intermittents.

Que va faire le gouvernement ? Sans doute, validera-t-il l’accord pour se donner une posture d’autorité qu’attend aujourd’hui l’opinion publique, au risque de compromettre pas mal de Festivals cet été…

Et pour conclure, Serge Grouard insiste sur la pérennité du Festival dont l’avenir n’est pas corrélé à la situation de ce soir.

GP

 

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