Loir-et-Cher: à la fête de la Violette, ça sent bon pour Nicolas Sarkozy

Rachida Dati et Brice Hortefeux, lors du banquet.

Rachida Dati et Brice Hortefeux, lors du banquet.

Tout n’est pas rose ces temps-ci pour Nicolas Sarkozy. En revanche, à la Fête de la Violette, plus de 2 500 militants et sympathisants de la Droite forte, le courant qui soutient l’ancien Président de la République mis en examen, se sont rassemblés samedi à la Ferté-Imbault (Loir-et-Cher). Comme sur la “Sarkozie”, les nuages étaient nombreux sur la Sologne, devenu le fief du vice-président de l’UMP et animateur de la Droite forte, Guillaume Peltier. A l’heure où l’ancien Président ne cache plus son retour prochain sur l’avant-scène, le premier cercle de ses fidèles a martelé son soutien à “Nicolas”, dont le prénom a été scandé longuement par les convives.

IMG_0160Ceux-ci avaient déboursé 20€ pour déjeuner sous un grand chapiteau convoqué cette année en raison de la pluie et pour entendre les orateurs. Outre Guillaume Peltier, Rachida Dati et Brice Hortefeux, le secrétaire général de l’UMP, Luc Chatel, qui assume l’intérim jusqu’aux élections internes a, lui aussi, assuré Nicolas Sarkozy de son soutien: “Dans une famille politique, face aux épreuves (…) il faut se serrer les coudes!“, a-t-il martelé, quatre jours après la triple mise en examen de l’ancien président, notamment pour corruption active. L’ancien ministre a poursuivi,  “Je n’ai pas la reconnaissance ingrate”… “il faut redire notre amitié à celui qui a défendu nos couleurs par deux fois à l’élection présidentielle”.  “C’est mon devoir de secrétaire général, mais si vous le permettez, je dirais que c’est aussi pour moi une question d’éthique personnelle. Je n’ai pas la reconnaissance ingrate. Nicolas Sarkozy m’a fait l’honneur d’être son ministre pendant cinq ans : comment pourrais-je aujourd’hui me contenter de garder un silence poli?”.  C’est une question de morale personnelle, de loyauté, “de vérité”.

En pleine tempête judiciaire

IMG_0048Un soutien appuyé à Nicolas Sarkozy en pleine tempête judiciaire, qui contraste fort avec la discrétion, voire les critiques émises par d’autres candidat à la présidence de l’UMP, comme François Fillon et Xavier Bertrand.

Hormis Patrice-Martin-Lalande, le député de la circonscription qui a clairement  choisi Guillaume Peltier (maire de Neung-sur-Beuvron) comme dauphin, de François Lagarde, conseiller municipal d’Orléans, dont la délégation à l’immigration clandestine a fait beaucoup de bruit, et de Nicolas Perruchot, conseiller régional, peu d’élus régionaux avaient fait le déplacement. Une centaine de militants UMP du Loiret remplissaient néanmoins deux tables, emmenés par Stéphane Fautrat, secrétaire départemental de l’UMP et lui-même adhérent de la Droite forte, le courant majoritaire.

Ch.B

 






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