Deux Hilton à Tours en 2018, au coeur d’un grand projet urbain

Alors qu’Orléans attend l’ouverture d’un hôtel de charmes 4 étoiles et 35 chambres en bord de Loire, Tours vient de révéler un projet d’une toute autre ampleur: à l’entrée nord de la ville, en haut de la rue Nationale, ouvriront en 2018 au plus tard, deux hôtels à l’enseigne Hilton, trois et quatre étoiles, de 170 chambres. 

© YAM Studio et ARTE Charpentier Architectes

© YAM Studio et ARTE Charpentier Architectes

Ces deux hôtels (un Hampton et un Garden inn) dont les façades de verre vont plonger vers la Loire et qui vont amplifier Tours dans son rôle de capitale du Val de Loire du tourisme de congrès et d’affaires, s’intègrent dans un projet urbain et piétonnier de 11 000 m2. “Une porte urbaine du 21 ème siècle” ou encore “la porte d’entrée du Val de Loire”, comme le qualifient les élus et les architectes, ce projet audacieux en bord de Loire va complètement transformer la ville autour de l’église Saint Julien. Un quartier, tout sauf sexy aujourd’hui et qui n’avait jamais été vraiment reconstruit après les destructions de la seconde guerre.

Autour de l’église Saint Julien

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Serge Babary devant la maquette du nouveau quartier.

Composé de plusieurs îlots piétonniers (plantés de 53 arbres de 9 essences) ce quartier qui n’a pas encore de nom (“haut de la rue nationale”), va s’articuler autour de l’église Saint-Julien (V ème siècle), du futur Centre de création contemporaine Olivier Debré (CCCOD) à la place de l’ancienne école des Beaux-arts déjà en chantier, du magnifique Hôtel Gouin Renaissance rénové, des commerces et restaurants (4 800 m2) des logements (3 100 m2), le tout relié par des rampes en pentes douce et des jardins paysagers.

“L’architecture proposée fait écho au territoire du Val de Loire: elle instaurera un rapport renouvelé et désiré avec le fleuve” explique l’architecte Andrew Hobson du cabinet Arte Charpentier Architectes (Montpellier), qui a travaillé sur l’opéra de Shanghai. Avec le tramway qui traverse la rue Nationale du nord au sud, ce secteur est aussi un carrefour stratégique de la vie tourangelle avec la rue Colbert piétonne, animée et commerçante et le quartier du vieux Tours avec sa fameuse place Plumereau. Faire du neuf avec du vieux, insérer des projets contemporains dans des quartiers patrimoniaux, Tours avait déjà réussi ce pari avec le Vinci, le centre des congrès de Jean Nouvel, face à la gare.

Aider au rayonnement de la ville

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Le haut de la rue Nationale aujourd’hui, quartier assez tristounet reconstruit “provisoirement” après guerre.

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Projet de réaménagement autour de l’Eglise Saint Julien © SEURA Architectes

Alors que le Crédit mutuel vient d’abandonner son projet de tour face au pont de l’Europe qui aurait pu embellir l’entrée de la ville, Orléans  continue d’astiquer ses vieilles pierres et ses beaux pavés. Seul le projet de réutilisation et de transformation de l’usine Famar par des entreprises du numérique fait figure d’aménagement “nouveau”.

A Tours on a choisi l’option renouveau: “ce projet va aider au rayonnement de la ville” explique Serge Babary, le maire, dont la municipalité devrait mettre plusieurs dizaines de milliers d’euros dans le chantier piloté par la SET (Société d’équipement de la Touraine) avec la participation de Tours plus (l’agglo) de l’Etat et du promoteur Eiffage.

En ouvrant l’Espace-projet (rue Nationale) où les Tourangeaux pourront découvrir les maquettes et les détails de l’opération, Serge Babary (UMP) a bien souligné qu’il s’agissait-à d’un projet initié par son prédécesseur Jean Germain (PS), mort tragiquement il y a quelques jours. Nul doute que quelque part dans ce quartier retrouvé (en 1693 y avait été érigé un arc de triomphe en l’honneur de Louis XVI) le nom de l’ancien maire de Tours trouvera place au cœur de cette ville et non loin de l’université, qu’il a tant aimée.

Ch.B

 

 

 

 

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