Nadine Morano : des excuses et un tacle

Elle est pugnace Nadine ! Ne l’abat pas qui veut et surtout ne la fait pas taire. Sa formation, Les Républicains, voulait des excuses écrites, elle ne les aura pas. Non mais ! Officiellement, elle ne regrette rien de ses déclarations plus que surprenantes et mal venues devant Yann Moix, Léa Salamé et Laurent Ruquier réunis, sur la « France, pays de race blanche ». Dans le privé, dans son fort intérieur…

moranoPar l’intermédiaire du petit écran qui lui a offert la tribune du 20 heures, la blonde Nadine, souriante et sûre d’elle, actuellement députée européenne, a présenté ses excuses à tous « les Français qu’elle a blessés », à eux seuls, et commenté la sanction dont elle est l’objet (son éviction de la liste aux régionales par son parti)  . « J’en suis très triste à dire vrai », avoue-t-elle.

Elle en a gros sur le cœur Nadine Morano grandie dans une cité HLM de Nancy et qui s’est hissée au dessus de sa condition initiale. Militante RPR sous Chirac, élue en 2002 députée de la Meurthe et Moselle, soutien très actif du candidat Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, récompensée par un secrétariat d’Etat à la famille. Qu’espérer de mieux quand on vient de la « France d’en bas » et qu’on n’est pas passé par l’ENA ?

Elle y a cru Nadine à sa love story professionnelle avec l’ancien président de la République, actuel président des Républicains et à nouveau candidat à la primaire pour les présidentielles de 2017. Mais, cette fois ce n’est plus sa façon de danser avec les jeunes militants et son langage que la droite, y compris extrême, regarde avec condescendance, c’est sa personne toute entière qu’elle rejette. Les responsables des Républicains, le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde y sont allés de leur condamnation, le FN lui a préventivement fermé ses portes, la gauche sans le moindre effort a ressenti un douloureux haut-le cœur.

Le coup de grâce lui a été apporté par Nicolas Sarkozy, à elle la fidèle d’entre les fidèles, à elle qui comme lui à coup d’arguments chocs, drague l’électorat du FN. Oui, mais voilà, elle n’a pas eu les mots justes, il lui a manqué l’art et la manière. Il arrive que le diable soit dans les mots et que ceux-ci amorcent une descente aux enfers.

Les tacles à Sarkozy

 « Ce n’est pas en voulant gommer des mots qu’on apporte des solutions aux Français», a-déclaré Nadine Morano face aux Français du 20heures taclant  son ancienne idole sans détours : «Je crois qu’il a fait une faute politique majeure» en refusant de «laisser vivre le débat». «Quand j’entends Nicolas Sarkozy dire “la France  n’est pas une race”. Mais je n’ai jamais dit çà, çà me choque, lui qui avait pourtant une liberté d’expression et sur le coup de pied de la mule du pape : Contrairement à certaines personnes, pardon de le dire, j’ai exercé mes mandats dans la probité» allusion directe à l’affaire Bigmalion dont les juges s’occupent aujourd’hui.

F.C.

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