Alix Penloup, droite dans ses bottes

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Alix Penloup, 30 ans, a des convictions. De vraies convictions ! Cavalière par atavisme (ses parents possèdent un haras à Bourges et sa sœur a été championne de France), elle a enfourché à cru ses idées d’indépendance et d’intégrité pour mener la charge contre les opportunistes et les infidèles. C’est dire si elle n’a pas les deux pieds dans la même botte.

Portrait #4 : Alix Penloup, droite dans ses bottes

 

Alix Penloup.

Alix Penloup.

Ingénieur « intervenant consulting » née à Saint-Doulchard, elle est sortie du lycée Jacques Cœur pour faire maths sup et maths spé à Orléans, être diplômée au Mans (ISMANS) et aller se spécialiser “dans le Grand nord canadien, à Chicoutimi“(l’un des arrondissements de Saguenay), au Québec. De retour dans le Berry –« c’est une belle région, dommage qu’elle s’enfonce économiquement » – elle a créé à Bourges sa boîte « gestion de projets » qui rayonne sur la région Centre, et une association berruyère de soutien scolaire (Pégase et l’Odyssée du savoir). Sociale oui, mais pas de gauche. Plutôt tendance « gaullisme social ». Du Dupont-Aignan dans l’esprit.

Ecartée deux mois avant les élections

Nicolas Dupont-Aignan avec Alix Penloup et Catherine de Metz (Loiret).

Nicolas Dupont-Aignan avec Alix Penloup et Catherine de Metz (Loiret).

La politique ? C’est un ancien conseiller régional et ancien député UMP du Cher, Franck Thomas-Richard qui lui en a ouvert les portes… Et les yeux. Première campagne, les municipales. Neuf mois derrière FTR. « On s’est défoncé à 200% dans des réunions, pour élaborer un programme… ». Pour être écartée deux mois avant les élections, remplacée, sans explication : « Un jour, il nous a présenté une femme qu’on avait jamais vu comme tête de liste des femmes… ».

Le même FTR, viré de l’UMP, avait jeté aux orties tout leur travail. Lui qu’elle avait soutenu jusqu’au bout, ne lui avait-il pas lancé : « Mets toi une jupe et maquille toi plus, on aura plus de voix ». Une « élégance » qui a renforcé Alix dans l’idée qu’il fallait défendre ses convictions, ne pas céder à l’appel du pouvoir.

Les Républicains : « il y a trop d’arrivistes »

Dupont Aignan Alix Penloup Elle était sympathisante UMP, elle ne rejoindra pas Les Républicains « où il y a trop d’arrivistes ». Debout la France sonne décidément mieux à ses oreilles. Elle a repris les rênes d’un parti fui comme une dette de jeu par un « oublié » des législatives de 2012, disparu au lendemain des élections sans laisser d’adresse. Restait alors une petite douzaine de membres, ils sont aujourd’hui « une cinquantaine dans le Cher, 600 dans la région ». Depuis, Alix Penloup enchaîne les campagnes comme des stars de la pop les concerts : Européennes, sénatoriales « un signal fort ») en 2014 . Les départementales et les régionales cette année. Elle fait du porte à porte « 3 à 4 fois par semaine », a repris récemment une fédération de l’Indre « orpheline ». Elle y croit. « A Saint-Doulchard on a fait 3,5% aux Européennes, 8,4% aux départementales. On est bien accueilli par les gens, même par ceux qui ne pensent pas comme moi, même par ceux qui nous disent qu’ils n’iront pas voter ». Allez ! Si sa liste pouvait pointer à 10%, elle signerait tout de suite. Mais « hors de question de fusionner ! ».

Oh, Alix ne se fait guère d’illusion. Elle sait que des Debout la France ont déjà négocié un strapontin. Mais bon ! Des intègres comme elle ne se trouvent pas sous les sabots d’un cheval. Sa pratique du piano et de la guitare fait qu’elle connaît la musique. Elle cavale pour le monde de son bébé de 9 mois. Et pour que chaque matin elle puisse « se regarder dans un miroir ».

Patrick Martinat.

Portrait #1 : Philippe Vigier, le mousquetaire-corsaire

Portrait #2 : Nicolas Sansu, le dernier des Mohicans

Portrait #3 :François Bonneau, le faux passe-muraille

 

 

 

 

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