Associons-nous, il en restera quelque chose…

La région Centre-Val de Loire compte quelque 49 000 associations parmi lesquelles 7 500 sont employeurs et rémunèrent 63 000 salariés. Si l’on prend également en compte les 500 000 bénévoles, on mesure tout le poids socio-économique du monde associatif.

On mesure aussi par là-même, l’impact politique de cet univers en matière électorale. C’est dans ce créneau qu’il convient d’inscrire la rencontre-débat organisée par le Mouvement associatif Centre-Val de Loire (20 000 associations adhérentes) avec les quatre principaux leaders des candidats aux élections régionales de décembre prochain : François Bonneau (PS), Philippe Vigier (UDI-LR), Charles Fournier (EELV) et Marc Brynhole (Front de gauche). Il s’agissait de « casser le morceau » concernant la position de chacun de ces leaders envers les associations, celles-ci pouvant légitimement s’interroger sur leur avenir eu égard aux déclarations contradictoires des uns et des autres dans le cadre de la campagne électorale.

La fête des associations à Orléans

La fête des associations 2015 à Orléans

Il  n’était pas à écarter un coup de chaud tant le sujet associatif avait provoqué des saillies verbales. Retenons l’accusation lancée par l’UDI-LR au PS de détourner des fonds publics à des fins électoralistes en finançant des associations dûment choisies. A quoi les socialistes avaient répondu en laissant entendre que la droite réduirait le montant des crédits de la Région aux associations.

Une paix fragile

Le débat a fait table rase de ces attaques musclées. Les politiques ont été unanimes à  affirmer leur intérêt et leur concours au monde associatif. Tout juste si Philippe Vigier a indiqué au détour d’une phrase son intention d’adresser un courrier à François Bonneau pour qu’il ne s’écarte des vérités. Cependant que celui-ci précisait dès sa prise de parole qu’il ne parlerait pas de lui, sous-entendant n’être pas venu pour se positionner avantageusement. L’actuel président de la Région n’a tout de même pas résisté à affirmer la neutralité de sa majorité dans l’attribution des subventions et concours aux associations: « nous n’avons jamais œuvré à  acheter des voix ».

L’origine du dispositif régional d’accompagnement aux associations fait d’ailleurs consensus. L’initiative en revient à la gauche par un amendement déposé en 1995. Mais la proposition avait été validée par la droite alors majoritaire dans l’hémicycle de la Région. Il faut, en revanche inscrire au crédit de la gauche la création de Cap’Asso en 2005 qui contribue efficacement à la création et au maintien d’emplois salariés dans le monde associatif.

Comme il est irrépressible de tirer la couverture à soi quand on bat la campagne, certaine socialiste influente ne manquait pas de souligner, mezza voce, que lorsqu’il s’agit de valider les projets Cap’Asso, les élus du Front national ne prennent pas par au vote, et ceux du groupe UMP-UDI s’abstiennent constamment depuis 2010 au motif que les dossiers manquent de transparence !        

G.B.

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