Charles Fournier, le Verts solidaire

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Les Verts solidaires seront des Verts solitaires. Ils ont refusé la main tendue par les cocos et le Front de gauche menés par Nicolas Sansu, le député maire PCF de Vierzon. Ils n’étaient probablement pas mûrs pour se lancer dans l’aventure.

Portrait #5: Charles Fournier, le Verts solidaire

 

Charles FournierC’est donc derrière leur tête de liste désignée en mai dernier –le temps des fleurs– Charles Fournier, que la file Europe écologie- Les Verts s’est mise en mouvement. Sans chaîne. Autant de candidats convaincus qu’il vaut mieux être des roseaux pensants que les glands du chêne. Faut les comprendre.

Charles Fournier, 48 ans aux prochaines Ides de mars, était onzième sur la liste Ecologie-Les verts nouvellement créée lors des régionales 2010 menée par Jean Delavergne.

Douze ans plutôt, il s’était présenté sur une liste « Urgence sociale » constituée de mecs au chom’du. C’est sûr qu’ils étaient socialement plus disponibles que d’autres, mais surtout plus en état d’urgence financière. Et comme chacun sait que l’on ne fait pas fortune en politique, en 2001, à Tours, il fait partie de la liste « Alternative citoyenne, écologique et solidaire ». Verts entre 2002 et 2005, il soutient José Bové, le Père Joseph des altermondialistes, la plus belle moustache de la commission agriculture et développement rural au parlement Européen.

Intégrité désarçonnante

A défaut d’atout capillaire visible, Charles Fournier, pétri de convictions alliant populaire et collectif, social et solidarité, paraît porté par la foi du missionnaire. Par cette intégrité désarçonnante qui fait les héros ou les martyrs.

Au centre, Charles Fournier

Au centre, Charles Fournier

Son gros livre rouge et noir (L’Arabe du futur, de Riad Sattouf, qui raconte l’histoire vraie d’un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad) à la main, ce passionné de BD, homme de lettres plus que de chiffres, de jardin de curé plus qu’à la française –c’est en tout cas ce que l’on retient de sa rencontre avec un confrère du Cher – court la fleur au fusil sur un terrain miné par la droite. Ce Verts-de-Verts y croit encore et c’est le principal.

Conseiller régional sortant, s’il ne s’est pas encore fait un nom, il a au moins évité le prénom le plus difficile à porter en région Centre avec un tel patronyme : Alain. Le dernier à en avoir fait les frais était de Tours. Il a pris comme pseudonyme A.D.G. et a mal tourné malgré une plume flamboyante. Notre Céline régional quoi !

Gageons qu’il n’a pas trop mauvais goût puisqu’il ne s’est pas précipité sur le dernier opus de Cécile Duflot. Au fait, à propos de flots… Il a l’air plutôt tranquille cet homme de bois et de Blois qui ne déteste pas tirer des bords professionnellement. C’est dit-on dans ses gènes. « Rouge-rouge rien ne bouge, vert-vert tout est clair » dit le marin. Fournier le ligérien ne déteste pas taquiner le Bec d’Allier en canoë. Il aime donc ramer. Intègre. Patient. Serein. Charles attend. Verts à bien qui virera le dernier.

 

Patrick Martinat.

Portrait #1 : Philippe Vigier, le mousquetaire-corsaire

Portrait #2 : Nicolas Sansu, le dernier des Mohicans

Portrait #3 :François Bonneau, le faux passe-muraille

Portrait #4 : Alix Penloup, droite dans ses bottes

 

 

Commentaires

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  1. Verts solitaires, les cocos, des Verts pas mûrs… dès les trois premières lignes, le ton est donné : ça va voler bas, on va faire du rase-vannes à deux balles !
    Des candidats comparés à des glands (du chêne, certes, mais des glands quand même), des “mecs au chom’du”… c’est un festival du mauvais jeu de mots qui s’achève en bouquet final : Charles attend. Verts à bien qui virera le dernier ! Affligeant !
    P.S. On écrit plutôt ” douze ans plus tôt ” !

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