RAMI: Maïakovski encore !

photo  Marie Line Bonneau

photo Marie Line Bonneau

Nouvelle proposition autour du poème “Le nuage en pantalon” de Maïakoski, ce vendredi soir dans le hall du théâtre d’Orléans. Après la version tragique avec la voix ténébreuse d’Arnaud Roi, (voir Magcentre), c’est la voix limpide et enjouée de Nastasia Berrezaie comédienne et chanteuse d’opéra qui nous remettait en mots le même texte, dans une traduction légèrement différente de la veille, et magie du poème, la fulgurance du texte nous saisit de nouveau, en en dévoilant une sensibilité singulièrement différente.

Pourtant la “frélité” de la lectrice, la fragilité d’une voix déclamée, théatrale, pouvait sembler en deçà de la puissance du texte, mais cette nouvelle diction révéla un autre Maïakovski, plus personnel, plus sensible, plus touchant dans sa révolte inconditionnelle: “il faut s’armer d’un casse-tête pour fendre le crane du monde”!

Si la révolution qui gronde est toujours là, la solitude messianique du poète nous apparait plus criante: “je sens que ce moi est trop petit pour moi”, et le récit amoureux surgit dans sa blessure absolue “comme un chien emportant dans sa niche sa patte tranchée par un train”. Subjugué par ce poème musical, on atteint un instant de sublime avec ce court chant russe qui soudain nous rappelle la musicalité de cette langue, perdue dans la traduction…

A découvrir ce samedi soir, le troisième volet de ce triptyque poétique, avec l’interprétation de la comédienne Rozenn Biardeau.

> Trio Nastasia Berrezaie / Adrien Chennebault / David Sevestre

A 20 h 30, retour du guitariste Olivier Mellano accompagné du batteur Régis Boulard pour un concert aux sonorités Pinkfloydiennes: vous n’imaginez pas tout ce peuvent faire une guitare électrique et une batterie…

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Michel Godard et son serpent

Concert suivi d’une prestation aussi étonnante que magnifique du musicien Michel Godard qui nous fit découvrir les sonorités étranges de ce “chant du serpent”, instrument de musique venu de la renaissance et quelque peu oublié de nos jours.

Exceptionnel “souffleur”, Michel Godard nous  gratifia aussi d’un “air” de didgeridoo, l’instrument des aborigènes australiens, revisité au tuba, réinterprétation aussi magique qu’envoutante.

Avec au final, un Black Snake blues joué au “serpent”, mais il est tard ce soir, pour vous parler encore de ce concert, et après tout,  si vous ne l’avez pas fait, le mieux aurait sans doute, que vous soyez venus…

A samedi soir !

Gérard Poitou

Les RAMI continuent jusqu’au dimanche 25 octobre

Le programme des RAMI: ICI

http://www.scenenationaledorleans.fr/

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