Prix littéraires : L’Académie française ouvre la saison

academie française

C’est ce jeudi 29 octobre que l’Académie française remettra son grand prix 2015. Il lui revient l’honneur d’ouvrir la saison des prix littéraires. Ainsi le veut la tradition. Suivront sans tarder, le 2 novembre, le prix Décembre, puis le 3 le plus prestigieux, celui qui fait vendre le plus, le Goncourt qu’accompagnent dans la foulée le Renaudot, le 4 le Fémina et le 12 l’Interallié.

Comme chaque année, du haut en bas de l’échelle, le monde de l’édition est en transes dans l’attente de verdicts qui, certes, saluent la créativité littéraire mais qui, aussi, démultiplient les tirages. Par les temps qui courent c’est loin d’être négligeable.

Goncourt : le jury en Tunisie

C’est depuis Tunis que dimanche à 13 heures, les académiciens Goncourt ont dévoilé leur troisième et dernière sélection  du prix 2015, qu’ils décerneront aux environs de 13 heures chez Drouant en plein cœur de Paris  après un ultime vote. Dès le 15 septembre, les académiciens avaient annoncé leur volonté de se rendre en Tunisie pour leur troisième délibération, au musée du Bardo  théâtre  d’un attentat en mars  qui a fait 22 morts dont une habitante de la région Centre-Val-de-Loire,. « Aujourd’hui, à Tunis, dans un pays qui a été la victime de deux attentats abominables [Bardo et Sousse en juin] en début d’année, nous sommes venus dire : “Tenez-bon, on est avec vous», a expliqué le président du jury, Bernard Pivot avant de donner lecture de sa liste. 

Quatre finalistes

Au Bardo, seuls quatre titres sur les huit qui figuraient sur la deuxième sélection sont restés en lice avec une énorme grosse surprise : « 2084 » de Boualem Sansal, qui, jusque là, faisait figure de favori, n’a pas été conservé  dans cette ultime sélection établie par les dix membres de l’académie présidée par Bernard Pivot.

Il reste 

Nathalie Azoulai pour Titus n’aimait pas Bérénice (POL) 
Nathalie Azoulai

Nathalie Azoulai

Version moderne  du drame racinien. En  2015, la narratrice s’appelle Bérénice et son amant Titus la quitte pour ne pas quitter Roma, son épouse légitime,  mère de ses enfants, qu’il n’aime plus depuis longtemps. Pour se consoler de ce chagrin, le comprendre, l’expliquer, la Bérénice 2015  plonge dans  « Bérénice » de1670.  Pour mieux peindre la douleur, plonger dans le sentiment amoureux, le chagrin, les souffrances, rien de tel que les tragédies du XVIIe siècle. L’auteur et sa narratrice cherchent  la consolation, ou plutôt la vérité, chez Racine, dans sa vie et dans son oeuvre.

      

Mathias Enard pour Boussole (Actes Sud)
Mathias Enard

Mathias Enard

« Ce long voyage commence à Vienne et nous amène jusqu’aux rivages de la mer de Chine ; à travers les rêveries de Franz et les errances de Sarah, j’ai souhaité rendre hommage à tous ceux qui, vers le levant ou le ponant, ont été à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés dans les langues, les cultures ou les musiques qu’ils découvraient, parfois jusqu’à s’y perdre corps et âme. » ainsi  son auteur  présente-t-il son  délicieux et magnifique ouvrage.

  

Hédi Kaddour pour Les Prépondérants (Gallimard)
Hedi kaddour

Hedi kaddour

Dans un protectorat où les classes dirigeantes ont refusé l’émancipation, au printemps 1922, des Américains d’Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Cette  modernité venue d’ailleurs avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance. Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Ganthier et d’autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d’un univers à plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs. Certains d’entre eux  partent vers Paris et Berlin, vers de vieux pays qui  se déchirent sous leurs yeux. Ils tentent d’inventer leur vie, s’adaptent ou se révoltent, s’aiment. De la Californie à l’Europe en passant par l’Afrique du Nord, “Les Prépondérants” nous entraînent dans la grande agitation des années 20.

Tobie Nathan pour Ce pays qui te ressemble (Stock)
Tobie Nathan

Tobie Nathan

Cet ethnopsychiatre  retrace avec volupté l’itinéraire de son enfance en Egypte où il est né au sein d’une famille juive. Porteur d’un métissage brutalement éradiqué il a ciselé une fresque envoutante, émaillée de culture pharaonique et d’’orientalité. Il nous immerge dans la fin d’un monde  ancien et  dans l’émergence  du désordre  actuel à travers une galerie de portraits saisissants de vérité.

F.C.

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