Autour de la Toussaint

Depuis le 15 novembre 1887 la loi permet à chacun d’organiser ses propres funérailles, comme il le souhaite. Ceux qui ne respectent pas les dernières volontés d’un mort risquent 6 mois de prison et 7.500 euros d’amende. Il n’empêche que l’on ne peut faire n’importe quoi.

chrysanthemum-hortorum-600x450Se faire enterrer  sur ses terres

C’est possible dans une propriété privée. Il faut au préalable une enquête hydrologique et l’autorisation du préfet. Mais pour des raisons sanitaires, il faut que cette propriété soit à plus de 35 mètres de l’enceinte des villes et des bourgs. Donc Impossible de faire creuser sa tombe dans son jardin si l’on habite un lotissement. Par  ailleurs une inhumation dans une propriété privée grève le terrain où se situe la sépulture d’une servitude perpétuelle de passage au profit des proches du défunt, autrement dit, si vous achetez une maison dont le jardin abrite un mort, la famille de ce dernier pourra s’y rendre quand elle  le veut.

Disperser ses cendres

Les derniers sondages sur les funérailles montrent que 51% des personnes interrogées souhaitent une crémation qui n’est pas  dans la tradition judéo-chrétienne et qui,  après la deuxième guerre  mondiale, rappelait les fours crématoires  dans l’inconscient collectif.

Quelle destination pour les cendres ?Jusqu’en 2008 chacun faisait ce qu’il voulait .Devant l’augmentation de ce type de funérailles le  législateur  a interdit de garder les urnes et les cendres chez soi. La loi n’étant pas rétroactive toutes les cendres qui étaient sur la cheminée du salon avant 2008 peuvent y demeurer  mais il est interdit de partager les restes du défunt  entre les membres de la famille.

La dispersion  est également soumise à des règles. L’éparpillement est possible en mer  ou en forêt et mais pas sur la voie publique. En principe la  personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles  doit  faire la déclaration à la mairie ou au lieu de naissance du  défunt  de la date et du lieu  de dispersion qui doivent être inscrits  dans un  registre. Cependant  aucune sanction n’est  prévue.

Se faire enterrer avec son animal favori

Cette semaine, dans un interview à TV Magazine Alain Delon affirme qu’il obtenu l’autorisation d’être enterré avec ses chiens dans une petite chapelle édifiée dans sa propriété de Douchy (Loiret). Si les autorités ont accédé à cette demande c’est parce que la sépulture sera située dans une propriété privée car il est interdit d’enterrer un animal dans un cimetière communal, des cimetières spécifique leur étant spécialement réservés. Mais si l’animal a été incinéré, l’urne contenant ses cendres peut être placée dans le cercueil de son maître de même que des objets personnels (photo, journal, alliance etc ) s’ils ne sont pas nocifs pour la nature. 

Epitaphes sur les tombes

En principe, tout n’est  pas permis. “Aucune inscription ne peut être placée sur les pierres tumulaires ou monuments funéraires sans avoir été préalablement soumise à l’approbation du maire”, impose le code général des collectivités territoriales. Donc pas d’inscription  de nature à troubler l’ordre public

Selon les dernières sondages sur le funéraire, 77% des personnes interrogées sont très attachées à une cérémonie d’obsèques, qu’elle soit religieuse (53% ), ou civile, qu’elle se passe dans un lieu de culte (52%) ou pas.

Pour les obsèques des employés des pompes funèbres sont généralement présents. On les appelle familièrement des « croque-morts ». Selon l’Académie française  ce terme vient du verbe « croquer » qui contient l’idée de manger, donc de faire disparaître, ce qui induisait au XIVème siècle de cacher les cadavres à la vue des vivants.

F.C.

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *