Les socialistes européens à hue et à dia

Le parti socialiste français ne sait à quel saint se vouer, il a le tournis. Suivre Manuel Valls, Emmanuel Macron ou les frondeurs, Jean-Marc Ayrault, l’ancien premier ministre qui présente un amendement souhaitant instaurer un début de progressivité de la CSG… ? Derrière quelle bannière se placer ? Quelle route prendre ? Les directions proposées souvent avec véhémence sont si nombreuses et si contradictoires que le PS ne sait plus où aller et où il va.

Ce mal socialiste n’est pas que français. Des conseils à défaut d’exemple ne viendront pas au parti socialiste de ses homologues européens. Ils sont aussi perdus et déboussolés que lui. A Lisbonne, contraints et forcés, les socialistes se sont alliés aux communistes et à l’extrême gauche pour former un gouvernement anti-austérité. A Berlin c’est le contraire, les socio-démocrates gouvernent avec Angela Merkel. En Suède, depuis octobre 2014 le social-démocrate Stefan Löven dirige un gouvernement minoritaire grâce à un accord avec la droite qui a refusé tout accord avec l’extrême droite.

europe drapeauDans la majorité des 28 pays de l’UE, les socialistes, qu’on les nomme sociaux-démocrates, démocrates ou travaillistes, demeurent l’un des principaux partis de pouvoir. Ils participent à la moitié des gouvernements de l’UE. Ils dirigent en Autriche, en Lituanie, au Luxembourg, à Malte, en Slovaquie, en Slovénie, en Tchéquie bientôt sans doute au Portugal et bien sûr en France. En Allemagne, en Estonie, en Irlande, aux Pays-Bas ils font partie de coalitions avec le centre et la droite. A cette énumération, il faut joindre le cas, certes singulier de la Grèce où le gouvernement issu de la gauche radicale occupe la place jusque- là tenue par le Pasok socialiste. Comment s’y retrouver surtout si l’on ajoute à ce patchwork l’Italie de Matteo Renzi, social libéral assumé et de son parti démocrate affilié au parti socialiste européen et le Labour Party anglais qui a porté à sa tête Jeremy Corbin, un gauchiste nostalgique de la gauche des années 1970 ?

Si l’on se livrait à un examen des droites et des centres ont obtiendrait une mosaïque presque  aussi disparate que celle fournie par la gauche. Seraient-elles dues, l’une et l’autre, à de seules  divergences nationales qui, à l’évidence, jouent leur rôle ? L’essentiel des différents et des approches ne porte pas sur des questions locales mais sur des points bien plus importants, entre autre l’austérité autrement dit la gestion économique et l’immigration qui à l’heure actuelle cristallise les tensions et fait resurgir les nationalismes étroits. Faut-il parler de déclin des partis actuels de gouvernements et d’une période de transition dont l’issue demeure pour l’heure inconnue ?

F.C.

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