Georgette Sand voit rouge et veut changer les règles

 tampax Le 11 novembre n’a pas été pour tout le monde jour d’hommage. Les associations féministes sont descendues dans la rue à Paris pour réclamer  la TVA à 5,5% sur leurs  protections  périodiques. A l’appel du  collectif Georgette Sand  une centaine de personnes  se sont rassemblées en début d’après-midi  place du Châtelet et  ont appelé, à leur manière, les parlementaires à baisser la taxe, actuellement de 20 %, sur ces produits.

Le 15 octobre, l’Assemblée nationale a  rejeté  l’amendement de la députée socialiste de la Vienne, Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée proposant de passer à la TVA à 5,5% les tampons et autres serviettes hygiéniques dont jouissent tous les autres biens de première nécessité. Lors du débat qui s’est déroulé dans un hémicycle majoritairement masculin, le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert  s’est opposé à cette demande au nom du gouvernement en faisant de fort malencontreux parallèles avec les TVA des parcs d’attractions et des mousses à raser.

 Vendredi prochain, lors de l’examen du projet de loi de finances, un amendement allant dans le même sens que celui de Catherine Coutelle sera présenté au Sénat par la sénatrice EELV du Maine-et-Loire, Corinne Bouchoux à laquelle Chantal Jouanno sénatrice UDI de Paris et présidente de la délégation sénatoriale aux droits des femmes et à l’égalité  des chances entre les hommes et les femmes apportera son soutien.

1 500 euros par an pour les protections périodiques

 « Aucun autre produit ne crée une telle inégalité entre homme et femmes en termes de TVA. Cette taxe rose sur les protections périodiques concerne 14,7 millions de femmes en France dont chacune dépenserait environs 1500 euros dans sa vie pour ce produit de première nécessité », expliquait mercredi Gaëlle Couraud  du collectif Georgette Sand. Réduire la TVA sur ces produits occasionnerait un manque à gagner fiscal de 130 millions d’euros, estiment les associations féministes.

L’Italie applique déjà un taux réduit de TVA  aux produits d’hygiène féminine, le Canada , depuis l’été dernier, a entièrement supprimé cette taxe pour ce type de produits et en Grande-Bretagne, le gouvernement a promis d’alerter la Commission européenne qui a le dernier mot en matière de TVA sur la possibilité d’une exemption totale pour les protections périodiques.

F.C ;

 

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