Orléans: mairie et région se sont recueillies, chacun chez soi

Emotion et recueillement ont présidé lundi à midi au rassemblement qui a eu lieu tant devant la mairie d’Orléans, place Groslot que quelques dizaines de mètres plus loin devant le conseil régional.

Un ciel bâché, des cloches lugubres, une sirène qui déchire le silence, tout a contribué à faire de cette minute un moment sinistre à la mesure du drame que la France a vécu dans la nuit de vendredi à samedi. Au bas mot 4 à 500 personnes, pour la plupart des fonctionnaires municipaux se sont rassemblés devant l’hôtel Groslot et presqu’autant devant le conseil régional.

L'allocution de François Bonneau devant le conseil régional.

L’allocution de François Bonneau devant le conseil régional.

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Par la voix de Muriel Sauvegrain qui a lu son message, Olivier Carré maire d’Orléans (retenu en Chine) et qui a dit regretté vivement de ne pas être au milieu des Orléanais en ces périodes tragiques a déclaré à l’attention des agents municipaux: “faire front c’est d’abord assurer le service public sans faille et je sais que c’est l’une des qualités de notre Administration à Orléans, que ce soit à la Mairie ou à l’AgglO. Je sais la qualité de chacun d’entre vous et le cœur que vous aurez à tenir votre fonction. la Ville doit apaiser et rassurer, notamment en restant à la fois vigilante et bienveillante, ce qui demande plus que jamais attention et discernement. Chacun à votre niveau selon votre poste, vous devez aussi apporter votre concours aux forces de sécurité autant que de besoin. Dans ces temps troublés, les Orléanais attendent des repères forts et vous en faîtes partie.”.

Charles Eric Lemaignan est intervenu aussi.

Charles Eric Lemaignan est intervenu aussi.

 

La République restera debout

Pour sa part le président du conseil régional François Bonneau a attendu la fin de la minute de silence municipale avant de commencer la sienne. Il a dit, “nous devons rester unis devant ces actes barbares”, avant d’ajouter, “la République est et restera debout…Le liberté et notre sécurité ne sont pas négociable”. Pour le président de région, “face à la peur, nous devons travailler à ‘unité nationale”. Il a encore indiqué à propos de ce rassemblement, “notre présence est un témoignage en faveur de ceux qui ont perdu la vie et de ceux qui ont été gravement blessés”.

 

Après cette allocution, une timide Marseillaise a été entonnée par quelques participants. Tant devant la marie que devant la région, le mouvement d’unité et de solidarité nationale ressenti après les attentats contre Charlie et l’hyper cacher, n’a pas semblé au rendez-vous. D’ailleurs une participante se demandait haut et fort pourquoi n’avoir pas fusionné les deux hommages municipaux et régionaux. Plutôt que de se recueillir chacun dans son coin. Devant la cathédrale un abbé agitait seul un drapeau tricolore.

L’intervention de François Bonneau: 

 






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