Paris après-midi du 17, place de la République

Par André Degon (images et textes)

Paris, place de la République après-midi de lundi. Il fait gris, ça crachine. Déjà trois jours. La place est le centre du monde, toutes les télévisions de la terre entière sont là, plus d’une trentaine de cars-régie surmontées de leurs paraboles, stationnés en cercle autour de la Marianne en bronze de Léopold Morice avec, devant chacun, une petite tente blanche pour abriter le caméraman et le journaliste.

Plus près du socle de la statue transformée en mémorial, la foule est toujours là, recueillie, un bouquet de fleurs à la main, ou une bougie. Mais le plus fantastique, c’est la parole. Par petits groupes,  de deux ou plus les gens se parlent, argumentent, discutent, ou écoutent. C’est intense, fraternel. Toutes les couleurs de peau, toutes les origines. Pas de doute, la France est multiculturelle. Il y a de la détermination dans les regards. Comme disait Churchill durant la Deuxième guerre mondiale : We will never surrender. Car nous sommes des irréductibles. John Oliver le dit à sa manière dans son show d’avant-hier.

A.D






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