Le soldat français mort jeudi de ses blessures au Mali était un sous-officier d’Orléans-Bricy

Le soldat français qui vient de mourir au Mali et auquel le président François Hollande a rendu hommage, s’appelait Alexis Guarato et il appartenait aux forces spéciales basées à Orléans-Bricy.

mali.un-soldat-francais-succombe-ses-blessures_0Selon l’état-major, le sergent chef était un “sous-officier de grande valeur” et avait notamment servi en Afghanistan, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et dans la bande sahélo-saharienne au sein du groupe d’action CPA 10. « Il est mort en combattant les groupes armés terroristes », indique l’Etat-Major des armées françaises.Le sergent-chef avait intégré les forces spéciales en 2007. Il était titulaire de la Croix de la valeur militaire, avec deux citations, de la médaille d’outremer avec agrafes Cote d’Ivoire et Sahel et d’une citation sans croix avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale.

Il s’agit du treizième militaire à mourir au Mali depuis le début de l’engagement militaire français dans le pays. Il avait été blessé, le 13 octobre, avec deux autres militaires des forces spéciales françaises déployées au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane.

Le président de la République « exprime son profond respect pour le sacrifice de ce sous-officier des forces spéciales ». « Le chef de l’Etat adresse ses très sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses frères d’armes, et les assure de la pleine solidarité de la nation en ces douloureuses circonstances. »

1 300 militaires français au Mali

©État-major des armées / Ministère de la Défense

L’opération « Barkhane » ©État-major des armées / Ministère de la Défense

L’opération « Barkhane » compte 3000 militaires français, dont environ 1 300 au Mali. Elle est concentrée sur la lutte, notamment transfrontalière, contre les groupes djihadistes. Elle a succédé à l’opération « Serval », lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaida qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali.

Neuf soldats français sont morts au combat au Mali dans ces opérations, le dernier en juillet 2014 dans un attentat-suicide. A la fin d’août, un soldat de 23 ans avait été tué à la suite d’un « tir accidentel » effectué par l’un de ses camarades dans l’enceinte d’un camp de la force Barkhane, à Gao. L’opération Barkhane compte 3 500 militaires français, dont environ 1 300 au Mali. Elle est concentrée sur la lutte, notamment transfrontalière, contre les groupes jihadistes. Elle a succédé à l’opération Serval, lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaida qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali.

Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques djihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

 

 

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