Marion Cotillard dépose ses bottines à République

Depuis les odieux attentats perpétrés à Paris et l’état d’urgence qui les a suivis il est interdit jusqu’à nouvel ordre de défiler dans la capitale. En conséquence la marche pour le climat qui était initialement prévue pour l’ouverture de la COP 21 a été annulée.

avaaz cop 21

 

Aussi le Mouvement mondial de mobilisation citoyenne (Avaaz) à l’origine de cette initiative a trouvé une solution pour que sortent les chaussures à défaut de marcher. Il a demandé que tous ceux qui voulaient d’apporter une paire de chaussures, ce 29 novembre place de la République.

12244690_10153476330803884_3771096477686445917_o20 000 paires de chaussures dont les bottines de Marion Cotillard, à côté de celles de Vanessa Paradis, de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU et, dit-on, du pape François, toutes tournées en direction de la place de la Nation ont symbolisé les manifestants.

Chaîne humaine entre République et Nation

A midi ces chaussures qui pèsent 4 tonnes ont été ramassées pour être données à Emaüs qui les redistribuera et à diverses associations. En avaaz cop 21.jpg mario cotillardfin de matinée, une chaîne humaine s’est formée entre La République et la Nation en passant devant le Bataclan.

Dès le début de l’après-midi des heurts ont éclaté sur la place de la République. Des dizaines de manifestants encagoulés et vêtus de noir, semble-t-il des tenants de l’extrême gauche qui n’acceptent pas l’interdiction de manifester ont jeté des bouteilles sur les forces de l’ordre qui ont répliqué à coup de gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes .

 

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

  1. Liberté d’expression chérie

    Certains dénoncent une réduction des libertés de manifester lors de la COP 21. Sécurité de l’Etat exceptionnelle rime t-elle avec perte de liberté ? Voilà en somme une question légitime.
    Depuis le 13 novembre nous vivons avec le régime de l’état d’urgence qui est censé nous garantir plus de sécurité. Je dis “censé” car 100% des attentats ne pourront jamais être déjoués.
    La sécurité est LA priorité à garantir aux citoyens même à ceux qui ne le demandent pas pour eux-mêmes.
    Vu la proximité des attentats, nous aurions pu penser que la COP 21 serait reportée ou délocalisée.
    Le choix du gouvernement a été de la maintenir afin de ne pas passer à côté d’un accord historique même s’il est a minima.
    En ce qui concerne toutes les manifestations depuis le 13 novembre, elle sont soumises à l’accord des préfectures qui jugent de leur dangerosité potentielle avant de les interdire si besoin. Cette dangerosité est à définir au regard du nombre de manifestants potentiels, et concernant les manifestations alter mondialistes, au regard de l’historique de ces manifestations qui ont toujours générées, me semble t-il, des conflits avec la police (les actes répréhensibles d’hier en sont une malheureuse illustration).
    Les forces de police et de gendarmerie sont exceptionnellement mobilisées sur la COP 21 en travaillant à déjouer toute tentative d’attentat. Je comprends qu’elles aient autre chose à faire que d’encadrer une manifestation d’envergure, même annoncée comme pacifique. D’autres formes de manifestations peuvent se faire, à l’image de celle place de la République à Paris avec des milliers de chaussures. Actions largement relayée dans les média.
    Le tout dans ces moments potentiellement à hauts risques, est de continuer à s’exprimer, et les solutions sont multiples.
    Tout acte de violence est condamnable, même au titre d’une cause louable.
    Rappelons que le gouvernement n’agit pas sans contrôle du parlement en matière notamment de surveillance et d’assignation à résidence ponctuelle.
    Liberté d’expression et mesures de sécurité exceptionnelles ne sont donc pas incompatibles dans ce contexte d’État d’urgence en France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *