Régionales: la fumée verte est sortie de chez François Bonneau

En célébrant le mariage rose-vert dès lundi soir, François Bonneau a aussi annoncé la couleur de sa campagne pour le second tour: “notre adversaire c’est le Front national, il faut faire barrage au FN et pour cela il faut une forte mobilisation de l’électorat de nos listes et au-delà”. Le président sortant, crédité de 24,31 % dimanche soir en est déjà à l’étape suivante: l’union de la gauche. Et, fort de ce rassemblement de gauche, il se veut à la tête de 35%. Exit donc la liste de droite et du centre de Philippe Vigier, “il termine à 26% mais n’a pas de réserve”. Donc pour François Bonneau, “la menace c’est d’abord le FN”.

Charles Fournier et François Bonneau oont finalisé l'accord PS-EELV.

Charles Fournier et François Bonneau oont finalisé l’accord PS-EELV.

Alors, pas une seconde le président sortant, pourtant arrivé troisième dans la première manche, n’a envisagé de s’effacer comme c’est le cas de ses confrères socialistes en Nord-Pas de-Calais-Picardie avec Pierre de Saintignon et en PACA avec Christophe Castaner. Au contraire, à Solférino, les caciques du PS ont été plutôt agréablement surpris par ce candidat, il y a quelques années inconnu dans sa propre région et qui, dimanche, a terminé bord à bord avec ses adversaires de droite et d’extrême-droite. Dans une région qui était réputée basculer de gauche à droite.

Entre la liste Bonneau et les verts d’EELV et de Nouvelle donne, l’accord était attendu. Il a été négocié entre dimanche 23 h et lundi 19h lorsqu’il a été annoncé à la permanence de campagne à la presse. “Une discussion qui a été facilitée par l’habitude de travailler ensemble”, a souligné François Bonneau qui a annoncé la fumée verte aux côté de Charles Fournier, tête de liste EELV et ND qui réalise 6,6%. Ce n’est pas une grosse perf mais c’est en tous cas bien mieux que le score de la liste de Nicolas Sansu (Front de gauche) qui ne franchit pas la barre fatidique des 5% et qui ne pourra donc pas fusionner.

D’abord la transition énergétique

Christelle de Crémiers, Charles Fournier et Benoit Faucheux (EELV).

Christelle de Crémiers, Charles Fournier et Benoit Faucheux (EELV).

Comme l’a indiqué Charles Fournier, cet accord programmatique porte sur “la transition énergétique, la formation aux emplois verts, la citoyenneté…”. Autre volet de l’accord négocié par les écologistes, la création d’un budget participatif dans les lycées afin d’inciter les élèves à participer à des projets d’amélioration de qualité de vie par exemple. Cinq cents initiatives seront aussi initiées dans les villes sur le modèle d’ID en campagne, un dispositif destiné à aider les les initiatives locales. 

Pour autant, Charles Fournier et François Bonneau n’ont pas caché qu’il restait des divergences, notamment sur les aéroports. “Pas de liaison qui ne puisse se faire par le train” a concédé François Bonneau. “Notre priorité ce sont les trains du quotidien” a encore expliqué le leader écologiste qui ne veut toujours par du POCL (TGV) mais plutôt du POLT amélioré. “Nous garderons notre liberté d’expression“, a encore souligné Charles Fournier.

Le Front de gauche aura toute sa place

Reste le Front de gauche. Faute d’avoir pu intégrer des candidats sur la liste de synthèse, le président de région reprendra des propositions comme la gratuité des transports scolaires, une promesse qui était déjà dans les deux programmes PS et Verts. “Ils prendront toute leur place dans la campagne” a indiqué le président sortant. Quant au report des voix Front de gauche, il prévoit qu’“il va se faire c’est dans la continuité de la mandature…“.

Quant à la synthèse sur les listes, elle prévoit l’intégration de 19 candidats EELV et ND dont neuf en positions éligibles si François Bonneau l’emporte. Neuf élus sur 38-39 élus socialistes toujours en cas de victoire. Une synthèse qui a réclamé quelques contorsions entre départements, Charles Fournier est passé du Loir-et-Cher à l’Indre-et-Loire (3 ème) et Benoit Faucheux de l’Indre-et-Loire au Loiret (5 ème). Les autres candidats EELV en position éligible sont dans le Cher, Michelle Rivet en quatrième positions, en Eure-et-Loir Estelle Cochard (2ème), dans l’Indre Gérard Nicaud (3), en Indre-et-Loire Alix Tery-Verbe (8), en Loir-Et-Cher Sandrine Tricot (6) et dans le Loiret, Christelle de Crémiers (2), et Jean-Philippe Grand (9). 

Ch.B

Commentaires

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  1. C ‘ est quoi ces ” transferts ” ? Les EELV qui ” s ‘ échangent ” les départements ; tel ou tel inconnu chez d ‘ autres vient les ” squatter ” en voulant s ‘ approprier un siège ! Ce sont les ” déclassés ” du Loiret ‘ JP GRAND ” et ? d ‘ Indre et Loire qui vont sortir leur mouchoir ! En clair JP GRAND et ? n ‘ auront pas l ‘ honneur de siéger , eux qui ont fait ” le boulot ” de la campagne et de la ” notabilité ” locale !
    ” Chance ” pour les rafistoleurs d ‘ alliance de circonstance , il n ‘ y a pas d ‘ aéroport NDL en vue en région Centre ni de centrale de FESSENHEIM , pourtant Chinon , St Laurent des Eaux , voire aussi Dampierre en Burly et Belleville sont ” à fermer ” pour les EELV et à maintenir pour les PS . C ‘ est grave docteur ?

  2. les ecolos se trompent de discours;d ou leur resultats médiocres;ils sont sur le meme credo que le front de gauche;savez vous quel depute europeen a le plus agit contre la ferme industrielle des 1000 veaux dans la Creuse financee par 650000 euros de subvention publique ?PHILIPPE LOISEAU,
    CELA LAISSE SONGEUR NON?

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