Régionales : la guerre des communiqués aura bien lieu

Dernière ligne droite avant le vote, ce dimanche 13 décembre, pour les élections régionales. La tension est à son maximum et, dans chaque camp, on tente de mobilier. Par tous les moyens possibles.

Marc Gricourt, maire PS de Blois

Marc Gricourt, maire PS de Blois

Certains vont jusqu’à distribuer des tracts jusque sous les fenêtres d’une mairie de la proche banlieue de Blois où siégeait jusqu’à mars 2014 une sénatrice soutenant le camp d’en face. Le maire de Blois, chaudement vêtu, a partagé son activité tractage du mercredi (jour des enfants) quasiment sous les yeux de Stéphane Baudu (Modem), maire de la Chaussée Saint-Victor, qui a moyennement apprécié la provocation, l’a écrit sur le compte Facebook de Marc Gricourt, avant que le commentaire ne soit finalement retiré.

François Bonneau, quant à lui, répond aux inquiétudes des salariés de l’Afpa, institut de formation professionnelle pour adulte dépendant directement du Conseil régional, qui possède la compétence formation et apprentissage. Dans deux lettres aux syndicats CGT et CFDT – que Mag Centre s’est procuré – le président sortant se veut rassurant

« Les difficultés rencontrées par l’Afpa nous sont bien connues et je crois pouvoir affirmer que le soutien de la Région Centre Val de Loire ne lui a jamais fait défaut sous ma présidence (…) Vous m’interrogez sur ma position sur la formation professionnelle continue et particulièrement celle des demandeurs d’emploi. Je ne puis qu’être très favorable au déploiement d’un plan massif d’investissement dans la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et notre Région s’y attache de manière déterminée. (…) En 2015, ce sont plus de 16 millions d’euros de financements sur un budget de 78 millions d’euros, soit 2.000 places de formation sur les 11.000 places du programme régional de formation qui ont été rendues possibles à travers ses interventions. Je tiens par conséquent à réaffirmer que la Région continuera à soutenir et financer l’Afpa. »

Maurice Leroy (UDI).

Maurice Leroy (UDI), président du Consei général du Loir-et-Cher.

Surprise ce vendredi dans les boîtes mails de la presse régionale et locale, un communiqué du Conseil départemental de Loir-et-Cher, informant de l’accord « d’une aide d’un million d’euros à l’entreprise Caillau » (Romorantin-Lanthenay, entreprise spécialisée dans la fabrication de colliers de serrage et d’étanchéité pour l’automobile et l’aéronautique, 400 salariés). Une décision votée en commission permanente le 11 décembre au matin. « L’impact de l’entreprise Caillau sur l’emploi en Sologne et dans le Romorantinais est très important. Précisément, notre rôle en tant qu’élus est de nous battre pour défendre chaque emploi dans notre département », a précisé dans ce communiqué Nicolas Perruchot, 1er vice-président chargé de l’économie, des finances, du tourisme et de l’enseignement supérieur.

Mais il faut aussi lire jusqu’au bout ce communiqué envoyé in extremis, pour comprendre l’autre message, à l’attention d’électeurs qui hésiteraient encore dimanche prochain : « Cette subvention départementale est la dernière possible avant que la Région n’ai la compétence exclusive en matière économique. »

C’est limpide et tout le monde a compris : si c’est François Bonneau qui rafle le mistigri dimanche, il faudra trouver une autre vice-présidence à Nicolas Perruchot (parce que l’économie, c’est fini !). Si c’est Vigier-Peltier-Fesneau, les aides d’urgence pourront continuer, grâce aux « 100 jours et 12 travaux » de la liste d’union droite et centre, si elle est élue.

Dans tous les cas, on voit qu’à quelques hectomètres du buffet et du bouquet du vainqueur, le sprint est lancé. Et que tout les moyens sont bons pour franchir la ligne en vainqueur. Pour l’heure, il fait meilleur être chez Caillau qu’à l’Afpa. Caillau touche le chèque. L’Afpa se contente des promesses, lesquelles, on le sait, n’engagent que ceux qui…

Alcide Arnould.

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