La stratégie de Nicolas Sarkozy en question

Déjà esquissées après le premier tour par Jean-Pierre Gorge, maire de Chartres et son homologue de Dreux Gérard Hamel, les réserves voire les critiques acerbes sur la candidature de Philippe Vigier (UDI) en tête de liste de la droite se sont poursuivies des dimanche soir. “Philippe Vigier était un bon candidat mais n’avait pas tout à fait le profil du terrain. Quand il y a une union sans tête de liste LR, on ne gagne pas”, a estimé Eric Doligé, toujours patron de LR dans le Loiret.

vigier peltier fesneau

Philippe Vigier, Guillaume Peltier et Marc Fesneau

Pas besoin de grandes démonstrations chiffrées, il y a eu une forte déperdition des voix de droite vers le FN. Et la mobilisation entre les deux tours avec une liste Vigier qui a  bénéficié du surcroit de participation et d’une partie des voix de DLF (de 225 000 à 355 000 voix pour le député d’Eure-et-Loir entre les deux tours) ne suffit pas à rattraper François Bonneau vainqueur de 8 736 voix.  La droite aurait-elle du ratisser large au premier tour? 

Charles-Eric Lemaignen

Charles-Eric Lemaignen

Guillaume Peltier avec son profil de droite dure aurait-il contenu les voix qui sont parties vers le FN? Nombre d’électeurs de droite n’ont pas bien compris le sens de cet attelage improbable. Deux candidats emblématiques ont fait les frais de cette défaite, Charles-Eric Lemaignen, le président LR de l’agglomération d’Orléans positionné en 9 ème place sur la liste du Loiret. Et Marc Fesneau, le troisième cheval de l’attelage, lieutenant de François Bayrou que Nicolas Sarkozy avait invité à… se taire lors de son meeting d’Orléans.

Sarkozy avait imposé trois têtes de liste UDI aux régionales

Nicolas Sarkozy avec Guillaume Peltier.

Nicolas Sarkozy avec Guillaume Peltier.

“Il nous faudra lancer la refondation… Il faut une droite qui retrouve sa fierté”, a lancé dimanche soir Guillaume Peltier qui sera sans doute le patron de l’opposition dans l’hémicycle régional. En long en large et en travers, le patron de LR à Paris avait loué son poulain d’avoir accepté de sacrifier son ambition sur l’autel de l’union, scandée sur tous les tons, en laissant la place à Philippe Vigier. Nicolas Sarkozy avait imposé trois têtes de liste UDI dans ces régionales. François Sauvadet a échoué lui aussi d’un rien en Bourgogne-Franche-Comté contre la sortante Marie-Guite Dufay (PS). Côté occidental de l’hexagone, en Normandie, seul Hervé Morin, l’ancien ministre de la Défense a décroché une région pour l’UDI, d’un cheveu devant le candidat socialiste. Mais l’important pour Nicolas Sarkozy consistait surtout à ménager l’UDI avant les primaires de 2016, c’était bien là l’essentiel.

Ch.B

 

Commentaires

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  1. Pauvre M Fesneau avoir accepter de bouffer son chapeau et plus encore …. mais restons poli pour n’être même pas élu .

  2. Je vois une autre raison à la déconfiture de la Droite.
    Son électorat a besoin d’un chef, pas de trois. La photo montrant les 3 têtes, représente une équipe, ce qu’une bonne partie des électeurs de Droite déteste. Ces gens-là veulent un chef unique.
    D’où une fuite vers le FN.

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