Région: les associations satellites dans le collimateur

François Bonneau avec les autres présidents de région. ©Hugues-Marie Duclos:ARF

François Bonneau avec les autres présidents de région. ©Hugues-Marie Duclos:ARF

François Bonneau sera reçu avec ses homologues de l’hexagone, ce mardi à Matignon avec sa double casquette de président délégué de l’ARF (Association des régions de France) et de patron du Centre-Val de Loire. Au menu la formation et l’emploi. Quel seront les contours de l’expérimentation dans le domaine de la formation telle que le Premier ministre va les confier à la région Centre-Val de Loire avec une casquette de vrai pilote du dossier? François Bonneau, communiquera sans doute les résultats de cet entretien jeudi lors de la session consacrée aux orientations budgétaires.

Proposée par son opposition de droite, la régionalisation de pôle emploi  ne semble pas à l’ordre du jour. “Ce n’est pas mon sujet” explique le président en refusant de commencer une réforme par un “changement institutionnel”. Et de prendre comme exemple l’expérimentation du pilotage régional en matière ferroviaire où la région a composée avec la SNCF, tout en imposant ses priorités (cadences, matériel ferroviaire…).

IMG_2231Tant le CESER (Comité économique et social) réuni lundi que l’opposition de droite lui ont reproché de ne pas avoir donné à travers ce rapport “une vision” du mandat qui débute. “Occasion manquée” a indiqué le rapporteur du CESER. “Pas avant les états généraux” répond l’exécutif régional. Les premiers qui devraient concerner l’économie auront lieu très bientôt, avant le vote du budget 2016.

Tel n’importe quel président de collectivité de droite, lorsqu’il parle budget, François Bonneau souligne en préambule “la baisse des dotations de l’Etat” et il les chiffre, 18 millions d’euros sur un milliards.  Mais dans l’autre plateau de la balance, les nouvelles ressources fiscales générées par la loi NOTRe, dont la CVAE (contribution sur la valeur ajoutée des entreprises) dopées par un semblant de croissance vont permettre à la région de continuer à investir. A hauteur de 300 millions d’euro par an pour l’innovation et la recherche, une des neuf priorités énoncées par l’exécutif dans ce rapport d’orientation (emploi, transition écologique, développement numérique, formation, solidarité entre générations…).

Les indemnités les plus faibles de France

conseil régionalReste qu’il faudra bien faire des économies. En particulier dans les dépenses de fonctionnement. Quelques ceintures seront serrées en interne et François Bonneau a laissé entendre, en termes diplomatiques, que le ménage sera fait dans ce qu’il se refuse à appeler des “associations satellites”, qu’il baptise des “structures associées”. Elles sont 13 pour un budget global de 50 millions d’euros dont 25 issus directement du budget régional. Ces associations qui ressortent du domaine économique (Centreco, ARITT…) ou culturel (CICLIC, cinéma littérature, Culture au centre, CRT pour le tourisme) doublonnent parfois entre elles ou avec d’autres structures internes à la région.

Enfin, c’est anecdotique mais tout un symbole: plus petite région de France (en population) depuis le passage à 13, le Centre Val-de-Loire est celle dont les conseillers régionaux sont les moins indemnisés. Et il n’y aura pas de hausse, alors que plusieurs régions élargies ont voté des augmentations. Comme elle a une population inférieure à 3 millions d’habitants, la région Centre-Val de Loire ne donne que 2 180 € bruts (1 800 nets) aux conseillers régionaux, 3 193€ (bruts) aux vice-présidents (ils sont 13). Quant au président, il touche 3 200€ net par mois.

Des retenus sur ces indemnités seront faites en cas d’absence en session, en commission ou en représentation dans des instances (comme dans les CA de lycées par exemple). Ce qui a déjà été le cas dans la précédente mandature.

Ch.B

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