Les Restos du Coeur en froid

Le comique, comédien et animateur français Coluche, entouré de deux femmes déguisées en clown, pose devant l'entrée de l'un des trois restaurants du coeur de la région parisienne, le 21 décembre 1985. AFP PHOTO MICHEL GANGNE

Le comique, comédien et animateur français Coluche, entouré de deux femmes déguisées en clown, pose devant l’entrée de l’un des trois restaurants du coeur de la région parisienne, le 21 décembre 1985. AFP PHOTO MICHEL GANGNE

Leader des douze Restos du Coeur du Loiret, celui d’Orléans-La Source distribue hebdomadairement 6 000 repas aux 1 250 familles bénéficiaires. A l’instar de l’ensemble du réseau, né de l’initiative de Coluche, la demande croît de 4% chaque année depuis 2010. Les recettes propres des Restos ne pouvant suivre l’augmentation des besoins, malgré un budget national de l’ordre de 180 millions d’euros, on se tourne de plus en plus vers l’agroalimentaire et le déstockage de la grande distribution. Ce qui suppose d’équiper les Restos pour sécuriser la conservation des collectes de produits nutritifs, notamment en respectant la chaîne du froid.

1 100 bénévoles dans le Loiret

Après avoir été dotée d’un camion frigorifique en 2015, l’antenne d’Orléans-La Source vient de s’équiper d’une chambre froide. Deux investissements largement soutenus par la Fondation Carrefour qui a contribué à hauteur de 15 000 euros. Directeur du Carrefour orléanais place d’Arc, Christophe Venault s’est manifestement impliqué dans ce concours financier puisque l’année dernière la Fondation de son enseigne avait consenti nationalement 50 000 euros aux Restos du Coeur. Outre 20 000 tonnes de denrées susceptibles d’avoir assuré quelque 90 millions de repas. Carrefour place d’Arc ayant fourni quant à lui 105 tonnes.
Présent à La Source, aux côtés d’Olivier Carré, député maire d’Orléans, à l’occasion de la réception de la chambre froide, Yves Mérillon, président de l’association départementale des Restos du Loiret, a souligné l’engagement des 1 100 bénévoles du département grâce auxquels on a assuré en 2015 la distribution d’un million de repas à 8 000 bénéficiaires. “Leur bénévolat multiplie par six sur le terrain la valorisation d’un euro de subvention”, a révélé le président. Olivier Carré, qui par deux fois, a consacré 1 000 euros de sa réserve parlementaire aux Restos du Coeur, s’est autorisé un parallèle entre la gestion d’une collectivité et l’investissement des Restos: “de part et d’autre, il s’agit de permettre aux plus démunis de s’accrocher. L’humanitaire est la noblesse de l’action civile”.
G.B.

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