Bettina Rheims : femmes en majesté à Paris

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Par Bénédicte de Valicourt

La maison européenne de la photographie (MEP) à Paris revient sur 40 ans du travail de Bettina Rheims, la grande portraitiste.

Monica Bellucci 1995 Paris @Bettina Rheims.

Pas de demi-mesure pour Bettina Rheims qui a investi trois étages de la MEP avec des portraits XXL. Ceux-ci plongent d’emblée le visiteur dans l’univers de cette photographe française connue internationalement, qui  a débuté sa carrière à la fin des années 70.

Depuis sa toute première série sur les strip-teaseuses à Pigalle, elle ne s’est jamais éloignée de son thème de prédilection, la femme, explorant la question de la féminité, dans des portraits intimistes ou exubérants pris au moment où ses modèles connus ou anonymes, s’abandonnent. Cela peut être intimidant pour le spectateur qui est invité à poursuivre par la série Shanghai (2002), dans laquelle Bettina Rheims shoote des femmes chinoises, visiblement entre deux mondes : celui dans lequel elles ont grandi et une modernité fantasmée. Toujours cet intérêt pour l’équivoque et le jeu des contraires.

La marque de la photographe, qui a aussi  beaucoup  travaillé pour les magazines, la publicité, la mode le cinéma, avant de se consacrer à des séries, avec lesquelles elle raconte des histoires de notre temps.

Madonna lying on the floor 1994 @Bettina Rheims

Madonna lying on the floor 1994 @Bettina Rheims.

Comme « Modern Lovers » (1990), présentée au deuxième étage, avec son pendant le plus récent, « Gender Studies » (2011) et la série des Espionnes (1992) qui posent la question du genre tout en repoussant les codes de la représentation.

Une mise à nu, des corps mais aussi des sentiments profonds de ces êtres qui se révèlent dans un entre-deux équivoque. Plus récemment, Bettina Rheims  a également fait une incursion en

prison où elle a réalisé les portraits d’une soixantaine de détenues. Ils sont exposés face aux portraits des idoles de la musique des années 2000. C’est frappant, voire dérangeant.

B.d.V

« Bettina Rheims », à la Maison européenne de la photographie, 5/7 rue de Fourcy, 4e. Jusqu’au 27 mars. www.mep-fr.org

 Et « Bettina Rheims », ed. Taschen, 454 p., édition limitée collector, avec un livret et un tirage signé.

Et aussi à la MEP…

– “Sui Generis”, des portraits de musiciens par Renaud Monfourny.

-“Pris sur le Vif” du photographe franco-libanais Tony Hage et ses grandes figures de la mode et du cinéma des années 1980.

– “Lendemain Chagrin”, une exposition collective de 4 jeunes photographes taïwanais Yang Shun-Fa, Hung Cheng-Jen, Chen Po-I et Yao Jui-Chung.

 

 

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