L’armée de terre recrute 15.000 soldats : et que ça saute !

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15.000 recrues sont attendues pour la campagne de recrutement de l’Armée de Terre. Le gouvernement par la voix du ministère de la Défense a ouvert les vannes pour la période 2016-2018, conséquence de la vague d’attentats en 2015.

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l’adjudant Vincent Clément (Cirfa de Blois) lors de la présentation de la nouvelle campagne de communication sur le recrutement de l’Armée de Terre.

« Je veux aller de l’avant pour que la liberté ne recule jamais ». « Je suis le gardien de valeurs qui n’ont pas de prix ». « Je reste en éveil, pour que vous dormiez en paix » : la nouvelle campagne de communication sur le recrutement de l’Armée de Terre a débuté le 10 mars, avec force slogan, vidéos, réseaux sociaux et site Internet. Déclinaison de la précédente campagne « S’engager.fr », cette campagne de recrutement vise à attirer 15.000 soldats pour les deux années à venir. Parmi eux, 1.150 sous-officiers, 400 officiers. L’objectif est de faire passer les effectifs de l’Armée de Terre de 66.000 à 77.000 hommes (et femmes). 120 spécialités sont proposées, du mécanicien au cuisinier en passant par les conducteurs VBL (véhicule blindé léger) et pilotes d’hélicoptères.

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La campagne en Loir-et-Cher a été lancée mardi 15 mars, organisée par le Cirfa de Blois (Centre d’information et de recrutement), à l’hôtel de ville, en présence du préfet et du maire de Blois. Le colonel Rémi Chassaing, commandant du Groupement Recrutement sélection du nord-ouest, avait fait le déplacement, pour épauler l’adjudant Vincent Clément, chef du Cirfa de Blois. En 2014, ce centre de recrutement a ouvert 150 dossiers et recruté 35 soldats. En 2015, il a ouvert 250 dossiers et signé entre 70 et 80 contrats d’engagement. Dont celui de Damien, 20 ans, originaire de Gièvres, qui a signé cinq ans au 12e Cuirassier d’Olivet. « J’avais un bac pro maintenance. Je suis pilote VBL ». Et roulez jeunesse !

« Votre volonté, notre fierté »

101_1635Cette neuvième campagne de recrutement depuis la professionnalisation des armées en 1997 s’accompagne d’un arsenal de moyens techniques destinés à cibler la « génération Z », celle qui a tant de mal à se projeter dans l’avenir. Or l’Armée de Terre propose justement des parcours à plus ou moins long terme, à commencer par la sélection. « Environ 6 mois entre le moment où un ou une jeune pousse la porte du Cirfa et la signature d’un contrat », explique le pédagogue adjudant Clément. Le site Internet « S’engager.fr » a été remanié, une application smartphone a même vu le jour, pour garder le contact avec des jeunes qui parfois… oublient les rendez-vous. Pas trop du goût de l’armée, qui aime bien la fiabilité et la rigueur, gage de l’excellence qu’elle recherche. « C’est le message que nous voulons faire passer », ajoute l’adjudant Clément, après avoir connu les chiffres en berne du recrutement entre 2011 et 2015. « Pour 17.000 recrutés, il faut ouvrir 170.000 dossiers » ajoute-t-il. Une phase de préparation coûteuse en temps et en moyens, autant ne pas se planter. « Il faut toucher, séduire, mais surtout convaincre », précise-t-il encore.

Exigence et fierté d’être soldat, fin des stéréotypes, volonté d’accomplir des grandes choses : le langage de communication a été plus calqué sur le civil que sur le militaire. « Le but, c’est de faire se projeter un jeune dans l’avenir ». Un pari que les centres de recrutement opèrent en tirant sur tout ce qui bouge : le Cirfa de Blois est très présent dans tous les forums des métiers du département, les 13 et 14 mai prochain il participera à l’un d’eux dans la galerie marchande du centre Leclerc.

Comme aime à le rappeler le colonel Chassaing : « L’Armée de Terre est une des rares entreprises si l’on peut dire à offrir des perspectives d’avancement comme celles-ci : 2/3 des sous-officiers sont sortis du rang. 1/3 des officiers sont issus des sous-officiers ». Un escalier social – car ici on n’appuie pas sur un bouton pour grimper comme dans un ascenseur – qui pourrait bien séduire les jeunes de 18 à 32 ans, et quelques 5.000 réservistes qui seront aussi à recruter dans les mois qui viennent.

Frédéric Sabourin.

CIRFA de Loir-et-Cher, 15 bd Vauban 41000 Blois. 02.54.57.62.42. www.sengager.fr

 

 

 

Commentaires

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  1. Maintenant que le journalisme ne “paie” plus du tout en frissons garantis, reste l’armée…Mais gare au recrutement qui peut ressembler à la conscription d’antan qui camouflait la famine dans les campagnes. Maintenant, c’est le chômage urbain qu’il faut combattre…Sans oublier tous les efforts et simulacres entrepris il y a plus de 50 ans par tous les jeunes qui, venant à Blois pour les fameux “3 jours” usaient de tous les arguments possibles, vrais ou faux pour ne pas partir à l’armée. On est tombés sur la tête…d’avoir supprimé le service national. La sélection des élites aurait pu s’effectuer, sur place, sans concours et sans campagnes de publicité, moins belliqueuses et moins mortelles, il est vrai, que les campagnes militaires.

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