Normandie, la photographie à l’abbaye de Jumièges

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En prélude au festival Normandie impressionniste, l’abbaye de Jumièges abrite l’exposition En/quête d’identité qui présente le travail de photographes et de vidéastes. Cette exposition est dédiée à Leila Alaoui dont les œuvres sont exposées mais qui n’a pu participer à leur mise en place. La mort l’a fauché en janvier dernier lors des attentats de Ouagadougou alors qu’elle effectuait un reportage pour Amnesty International.

Abbaye de Jumièges. A.Degon

Abbaye de Jumièges. A.Degon

Depuis le 12 mars et jusqu’au 12 juin, le Centre des arts visuels de Jumièges propose l’exposition En/quête d’identité qui se tient dans le logis abbatial, au cœur du domaine de l’abbaye. « La plus belle ruine de France » ainsi qualifiée au XIXe siècle par les Romantiques donne ainsi le coup d’envoi au désormais célèbre rendez-vous, Normandie impressionniste, qui pour sa troisième édition célèbrera le portrait. En/quête d’identité associe seize artistes – huit photographes et huit vidéastes – qui présentent,  près de quatre vingt œuvres. Œuvres étranges, souvent troublantes où les nouvelles technologies du numériques ne sont pas absentes qui permettent la création de mondes oniriques. Le portrait est détourné, retravaillé ; l’identité est remise en question. Une réflexion universelle puisque s’interrogent sept artistes de nationalités différentes.

Orlan. Série de masques de l'Opéra de Pékin

Orlan. Série de masques de l’Opéra de Pékin

Mention particulière à Orlan, ce Français vivant entre Paris, Los Angeles et New York qui, dans sa série Masques de l’Opéra de Pékin, se met en scène d’une manière étonnante et utilise la réalité augmentée permettant au visiteur de se photographier avec l’artiste en 3D.

Le travail de Niklas Goldbach, quant à lui, propose une œuvre qui laisse un parfum de schizophrénie. Dans Bel Air, le vidéaste allemand montre quatre personnages qui ne sont qu’un seul et même acteur et qui s’observent au cours d’une ballade dans une Chevrolet Bel Air de 1955. Etonnant !

Alors si vous séjournez dans la région de Rouen, ou si vous vous promenez dans la vallée des abbayes, arrêtez-vous à Jumièges pour découvrir cette exposition et visiter l’abbaye par la même occasion. Et n’oubliez-pas que la comtesse de Cagliostro dont Arsène Lupin était follement amoureux avait une tendresse pour le village de Jumièges. Il y a forcément une raison…

André Degon

Affiche de l'exposition

→ Exposition En/quête d’identité, du 12 mars au 12 juin

→ abbaye de Jumièges, le logis abbatial. Tel : 02 35 37 24 02. www.abbayedejumieges.fr.

→  Plein tarif, 6,50 euros.

→ Fermeture entre 12h30 et 14h30 jusqu’au 15 avril, ensuite non stop de 10h à 18h.

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