Chauffage et/ou transport, 300 000 ménages en précarité en région Centre

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La dernière étude publiée par l’Insee en région Centre Val de Loire porte sur les dépenses des ménages en matière de dépenses liées à la consommation d’énergie. Elle révèle une grande fragilité pour près d’un quart des ménages dans la région pour assurer le financement de ce poste de leur budget, que ce soit pour se chauffer ou pour se déplacer.

Un ménage sur quatre concerné par la vulnérabilité énergétique

En Centre-Val de Loire, 300 000 ménages sont potentiellement exposés à la précarité du fait de leurs dépenses énergétiques et sont donc considérés comme étant en situation de vulnérabilité énergétique . Ainsi, plus d’un quart des ménages de la région consacrent soit plus de 8 % de leur budget pour le chauffage ou l’eau chaude sanitaire, soit plus de 4,5 % pour le carburant utilisé pour leurs déplacements domicile-travail, domicile-études ou domicile-services.

Ces difficultés résultent des caractéristiques des logements ainsi que des contraintes de déplacement, mais le niveau de revenu en est aussi une composante influente.

La vulnérabilité énergétique s’accentue pour les transports avec l’éloignement des centres urbains et pour le chauffage avec la vétusté de l’habitat et le type d’énergie utilisée pour se chauffer.

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Ruralité ou pauvreté favorisent la double vulnérabilité

En Centre-Val de Loire, 3,4 % des ménages cumulent les deux types de vulnérabilité énergétique. Ce taux est comparable à celui de la France de province (3,1 %). Ce sont donc 37 500 ménages de la région qui se trouvent dans une telle situation.

Les ménages résidant dans les grandes communes sont moins impactés par la double vulnérabilité que ceux vivant en milieu rural. L’accès aux transports collectifs, un parc de logements moins ancien ou la présence d’un plus grand nombre de logements sociaux peuvent être des éléments explicatifs. Les ménages habitant dans des logements construits avant 1975 sont, de plus, surreprésentés dans les zones d’emploi rurales.
En effet, 75,0 % et 66,6 % des ménages des zones de Saint-Amand-Montrond et de Châteauroux-Le Blanc-Issoudun sont dans cette situation, contre 58,8 % en Centre-Val de Loire.

La pauvreté, plus présente dans les zones rurales de la région, est également un facteur d’explication. Si dans la région 12,6 % des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté, ils sont respectivement 16,8 % et 14,8 % dans les zones d’emploi de Saint-Amand-Montrond et de Cosne-Clamecy à être dans une telle situation.

Les ménages les plus sensibles aux deux types de vulnérabilité ont les mêmes caractéristiques que ceux qui sont les plus impactés par l’un des deux critères.

Les jeunes, les personnes seules ou les agriculteurs sont, en effet, davantage exposés à la vulnérabilité énergétique liée à la fois au logement et aux déplacements.

 

L’intégralité de l’étude: http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=21&ref_id=24071

 

 

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