Loi travail: pendant les vacances, la manifestation s’essoufle

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Sans doute la faute des giboulées d’avril: les responsables syndicaux qui ont annoncé 2 500 manifestants samedi place du Martroi au terme de leur périple en centre ville devaient avoir des gouttes d’eau dans les yeux. Ils n’étaient qu’un millier, à tout casser 1 100, chiffres recoupés, avec le renfort d’une cinquantaine de lycéens à mi-parcours, à avoir battu le pavé samedi après-midi à l’appel des syndicats anti-loi El Khomri, la CGT, FSU, FO, Unitaires, UNEF.  

Un millier de manifestants dans les rues d'Orléans.

Un millier de manifestants dans les rues d’Orléans.

Sous les rafales, la tête du cortège laissée aux jeunes lançait avec humour, “le temps est pourri le gouvernement aussi“, et “la loi travail c’est pour le capital”. Aurélio Ramiro le secrétaire départemental de la CGT qui forme les gros bataillons des manifestants, l’admet “il y a un peu moins de monde“, que le 31 mars où la manif avait “fait” 5 000 personnes et il rend responsable “la période scolaire”. D’ailleurs les bataillons de la FSU sont un peu squelettiques. Ce qui laisse à penser que les enseignants et les élèves ne manifestent pas en période de vacances, ni un samedi. Qui dit travail dit aussi congés. C’est la loi… du genre.

“Manipulation de la jeunesse”

A mi parcours les jeunes ont ouvert le cortège

A mi parcours les jeunes ont ouvert le cortège

Pour autant Aurélio Ramiro estime que “le mouvement ne s’essouffle pas”, et il fustige les tentatives du gouvernement de “manipulation de la jeunesse”, avec des mesures qui n’ont rien à voir avec la loi sur le travail. Pour la CGT “le cœur du projet demeure”, c’est-à-dire la loi sur le travail “à la carte”, entreprise par entreprise.

Côté partis politiques, pas grand monde en dehors du PC et de l’extrême-gauche, sinon un représentant de Nouvelle Donne et de rares militants de la gauche socialiste.

Nuit debout en plein jour

Place du Martroi...

Place du Martroi…

Place du Martroi, les manifestants ont fait la jonction avec le mouvement Nuit debout dont les membres ont décoré la statue de Jeanne d’Arc de quelques slogans et calicots. La nuit n’est pas encore tombée mais le micro passe de main en main parmi les “manifestants” qui s’essayent à la parole directe. Tandis que des militants de corvée de légumes préparent la soupe, les autres s’expriment avec des formules définitives: “Bonjour je m’appelle Sandra et j’en ai marre de cette société“. Et encore, “bonjour je m’appelle Céline je travaille dans le secteur de l’hôpital psychiatrique et j’estime que l’information ne passe pas…”. Ce n’est pas l’avis d’une troisième qui lance à la cantonade, “vous allez nous voir sur internet et des images vont passer sur You Tube”.  

 A ce moment là, on a senti que l’époque est formidable pour les luttes sociales.

Ch.B

Commentaires

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  1. Quel intérêt d’écrire cela ! Les Résistants n’étaient pas non plus nombreux et ce n’est pas pour autant que la cause de la Libération de la France était nulle ! Vous devriez enquêter pour savoir qui tire les ficelles derrière cette loi, pour quelles raisons les politiques sont aux ordres de l’économique ! au boulot !

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