Kimono, la quatrième production du label ô’jazz !

Après “Le Symptôme” du Lavollée/Dubreuil/Larmignat Trio (Elu Citizen Jazz et Révélation Jazz Magazine), en 2011, “Ridin’with Jack”, du Roads Quartet (**** Jazz Magazine), en 2013, “Funambul(e) de Méloblast (Révélation Jazz Magazine) en 2015, le label ô jazz ! se lance dans dans la production de son quatrième premier album avec Kimono.

Kimono, c’est le Trio de Roberto Negro (Roberto Negro, piano ; Adrien Chennebault, batterie ; Stéphane Decolly, basse) + 1, en l’occurrence le saxophoniste Christophe Monniot.

Et pour préparer son album, dont la sortie officielle est prévue au Théâtre d’Orléans en avril 2017, le groupe a commencé par une résidence  à la Scène nationale d’Orléans du 4 au 10 avril 2016, où à raison d’une dizaine d’heures de travail par jour, ils répètent pour un enregistrement programmé en fin d’année.

C’est une nouvelle aventure pour le label ô jazz ! qui unit ici ses efforts de production à la dynamique du Tricollectif dont ce nouveau groupe est issu.

kimono

Kimono en répétition à la Scène Nationale d’Orléans

Le pianiste Roberto Negro et son ancien trio devenu quartet avec la présence du saxophoniste Christophe Monniot est entré en création comme on rentre en religion. Et l’image n’est pas forcée, tant le travail est intense et parfois austère. Ce projet, contracté avec ô jazz ! il y a quelques mois, part de l’idée de sonates.

“Christophe avait écrit une sonate, alors je me suis dis que j’allais faire pareil” explique Roberto. Mais Christophe module : “La pièce que j’ai écrite, «  Pour une nouvelle terre », contient bien trois parties qui forment un mouvement, mais n’a pas vraiment la forme sonate !”

Quoi qu’il en soit, en début de semaine, ils ont commencé à travailler la pièce de Roberto, « Monoski », “plutôt une suite en quatre mouvements”. Le nez dans la partition. Mesure par mesure. Reprise. Essai. Quelques notes.“ Oui, ça donne ça.”
Quelques notes à nouveau, Stéphane Decolly mène le jeu à la basse. “Bon, on verra. On reprend avant le 5/4.” Adrien Chennebault accompagne d’un léger frottement d’une paille sur les cymbales. Travail intense, ingrat pour l’auditeur. Le son, le ton n’est pas encore là. Ils élaborent au niveau global, reprennent sans arrêt des moments difficiles à mettre en place. On se dit que, parfois, musicien c’est vraiment un travail de forçat !

Et puis soudain, une phrase au saxo modulée par Christophe rappelle que tout ce travail va nous entraîner en fin de compte vers le plaisir d’une musique en place, pleine d’émotion et de sens, dans un épanouissement jubilatoire. Vivement les concerts, vivement l’enregistrement, vivement la sortie du cd, dans un an tout juste…

BC

Article et photo de une repris du site d‘O’Jazz ! tout savoir sur le Jazz en région mais pas que…

 

 

 

 

 

 

Commentaires

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  1. La photo “illustrant” le billet ci-dessus peut laisser penser qu’avant la musique il y a le verbe ! Composer n’est plus aujourd’hui “noircir” en solitaire une partition mais s’enrichir de ses “pairs” avant “d’accoucher” ensemble d’une œuvre dont le public jugera de la réussite ! Vive la démocratie musicale ou la “Nuit debout” des artistes !

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