Émotion sous tension avec l’Orchestre National de Jazz

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l'Orchestre National de Jazz photo Marie Line Bonneau

l’Orchestre National de Jazz photo Marie Line Bonneau

Éblouissant collectif. Fulgurante performance. “Je me perds, je me renseigne , je m’instruis, je vais aux musées, j’écoute,  je respire.  Ce que je compose n’est pas un portrait de la ville mais un univers ressenti”. Compositeur et guitariste, homme de partage, directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz pour deux ans encore, celui qui a célébré Paris, Rome et qui évoquera bientôt Oslo, propose  ce samedi, pour Jazz or Jazz, son étourdissant programme “Europa Berlin”. 

Place,  sur la scène de la salle Barrault,  univers d’acier rehaussé par les néons du décor, non pas un road-movie, mais un diamant musical de la plus belle lumière et de la plus belle lave.
Ici et là, voici les grésillements d’une  fréquence trouble, voici l’enclume du clavier où se forge une délicatesse stellaire, voici encore une rythmique hypnotique, des plages de calmes aux abandons à peine remis d’amours sorciers. Voici enfin  des tourbillons de mélancolie,  des dorures enflammées de cordes tziganes et des cuivres d’une flamme souple et inouïe célébrant avec une grâce furieuse  la “Révolution”, l’un des titres du bel opus de l’ONJ.
Alexandra Grimal photo Marie Line Bonneau

Alexandra Grimal photo Marie Line Bonneau

 
 
En première partie de concert, la saxophoniste Alexandra Grimal, en résidence à la Scène nationale et elle-même  membre de l’ONJ,  s’avance en trio,  avec Eric Echampard à la batterie et Sylvain Daniel à la guitare basse. Avec un son de toute beauté, une articulation moelleuse à souhait, cette artiste fait chanter son ténor sur une ligne lapidaire, pleine de pudeur et d’intense comme dense poésie. Chanteuse, Alexandra Grimal donne aussi un souffle oscillant et prenant aux beaux épisodes de son tour de création. Cette jolie voix tombée des nues et d’une supernova,  est celle d’une femme enfant qui cingle toute émotion debout.
 
Bref, ce samedi soir, salle Barrault , la création, fruit d’une générosité virtuose à couper le souffle, est à l’affiche d’un festival qui a par ailleurs, plus tôt dans la journée, désigné le Gauthier Toux Trio (Lausanne) comme lauréat du Templin Jazz 2016. 
 
Cette formation est ainsi invitée à se produire en juin à Jazz à  l’Evêché d’Orléans, puis au Chorus de Lausanne et au Sunset-Sunside à Paris. Dans la foulée, il est aussi invité à participer à la finale du tremplin national ReZZO Foca Jazz à Vienne. Voici par conséquent une promesse à suivre.
 
Jean-Dominique Burtin.
 
Scène Nationale d’Orléans avenue Pierre Ségelle 45000 Orléans
 
 

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