Chaumont-sur-Loire met ses jardins en mode futur

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Pour sa 25e édition, le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher), qui sera inauguré officiellement mercredi, s’est donné pour mission d’imaginer le jardin du futur.

Le collectionneur de l'ombre

Le collectionneur de l’ombre. @E.Sander

“On a voulu se tourner vers l’avenir. Ces +Jardins du siècle à venir+, le thème de cette année, mettent en évidence ce que l’écologie ou la science vont apporter aux jardins de demain”, explique la directrice du festival, Chantal Colleu-Dumond.

Chantal Colleu Dumont, directrice du Domaine de Chaumont-sur-Loire ©CHB

Chantal Colleu Dumont, directrice du Domaine de Chaumont-sur-Loire ©CHB

Une trentaine de projets sur plus de 300 dossiers envoyés du monde entier ont été retenus par les organisateurs pour illustrer les réponses des créateurs aux questions qu’affronte le XXIe siècle: le changement climatique, la montée des eaux, les “jardins flottants”, le lien entre habitat et jardin…

Pour la directrice du festival, l’objectif est clair: “Faire comprendre comment les jardins, tout en gardant leur créativité, leur inventivité, leur poésie vont évoluer grâce aux nouvelles techniques de culture comme la permaculture, l’hydroponie, l’aéroponie, l’aquaponie, les jardins verticaux”.

Suspension climatique.

Suspension climatique.

“Ce qui est connu des scientifiques aujourd’hui sera à la portée de tous dans les années à venir. Chaumont est un lieu d’invention pour les formes, les végétaux et les matériaux. Paysagistes, artistes, designers, botanistes ou scénographes s’allient pour créer un autre monde”, expose-t-elle.

Les paysagistes néerlandaises Aleid Westenberg et Lucia Latenstein transportent ainsi jusqu’au 6e étage d’un immeuble parisien leur “Rooftop Power Plant”: une toiture végétalisée où les plantes produisent de l’électricité. Pendant la journée, elles font fonctionner des ventilateurs pour rafraîchir les appartements et, pendant la nuit, leur fournissent de la lumière.

Le “jardin flottant du songe” de Jean-Philippe Poirée-Ville, paysagiste et artiste, et Gérard Pontet, ancien conducteur de travaux dans le paysage, utilise les techniques d’hydroponie et d’aéroponie: les plantes en suspension sont alimentées par un goutte-à-goutte.

_MG_2090“Le soulèvement des graines” met en scène ce qui se passerait si une graine venue d’une autre planète fécondait une parcelle de Chaumont-sur-Loire. Résultat: une cascade végétale faite de sacs de toile de jute percés par des pousses de menthe, romarin, ou de choux.

Le Jardin “Je reste” raconte l’histoire d’un homme qui refuse de fuir sa maison submergée par la montée des eaux. Réfugié dans son grenier, il se recompose une existence et un jardin à fleur d’eau avec les quelques effets qu’il a pu sauver.

(AFP).

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