GAÏAGRAPHIE « Sentiers brésiliens » de Denis Chartier

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photo Denis Chartier

photo Denis Chartier


Ce projet est né d’une certitude, d’une intuition et d’une nécessité.

La certitude : après une vingtaine d’années de recherches consacrées aux causes des crises écologique et systémique, après avoir tenté d’identifier comment y faire face et avec qui (principalement en France et au Brésil), il m’est apparu que l’inaction face à la catastrophe écologique, voire son déni, étaient liés à une incapacité à la ressentir.
Les causes de cette insensibilité : une coupure caractéristique du monde moderne avec le/les vivants, humains ou non-humains (le fameux dualisme nature/culture), et des imaginaires pour penser l’action, nos vies que l’on ne peut extraire d’un esprit du capitalisme et d’une société de consommation mortifères.

L’intuition : panser les plaies pour penser nos mondes en soignant la déconnexion.
C’est ce que font certains chamanes. En rendant visible et en offrant la possibilité d’interroger – par le sensible – la déconnexion profonde avec le monde vivant qui touche de plus en plus d’humains, au Nord comme au Sud, le chercheur/artiste peut aussi aider son auditoire à chercher et retrouver cette connexion avec « notre nature », avec l’état sauvage et le/les vivants, par ce qu’ils offrent de majestueux, de tortueux, de troublant… dans les endroits du monde les plus attendus ou inattendus.
La vie dans sa diversité est dans les recoins des villes tentaculaires, au fond des espaces les moins protégés de la fureur néo-extractiviste, comme dans les poches de « nature sauvage » préservées artificiellement. Il faut juste le savoir et savoir s’y relier.

La nécessité : devenir acteur de cette reconnexion avec le vivant, participer aux frottements des mondes académiques et artistiques.
Voici venu le temps d’une mobilisation d’autres médiums (que ceux classiquement mobilisés par le monde scientifique). Laisser plus de place au sensible, aux émotions, à l’invisible pour penser les politiques de l’Anthropocène (nom donné à ce qui serait une nouvelle ère géologique où l’homme
aurait une place toute particulière de par son influence sur l’évolution du système Terre).
« Expirer sous peine d’étouffer ».

Denis Chartier est né en 1969, à Orléans. Il a grandi entre bords de Loire, Sologne et piémonts pyrénéens.
Avec l’arrivée de l’âge adulte, il a été animateur pour enfants et adolescents, puis musicien, avant de choisir la voie de la géographie et de l’écologie politique. Après quelques années passées entre le Brésil et l’Angleterre, il est revenu sur ses terres, presque par inadvertance, pour exercer le métier de maître de conférences à l’université d’Orléans.
Il y enseigne depuis 2005 et y mène des recherches tout en travaillant avec des collègues du Muséum national d’histoire naturelle. Il a publié plus d’une trentaine d’articles scientifiques et édité 6 ouvrages/revues dans le champ de la géographie environnementale et de l’écologie politique. De 2007 à 2013, iI a été co-rédacteur de la revue Écologie & Politique.
Ses recherches portent sur les politiques environnementales, sur les questions de justices socio-environnementales et de développement. Il est engagé dans plusieurs programmes de recherche sur la conservation de l’Amazonie, sur la relation au vivant dans les pratiques biodynamiques (France-Brésil) et sur les politiques de l’Anthropocène. Il travaille aussi sur les causes des
non-réponses collectives et individuelles à la catastrophe écologique, et tente d’en identifier les soubassements (sociaux, psychologiques, sensitifs…) et d’y apporter des réponses.
Le projet de Gaïagraphie en est une monstration au fil de l’eau, un premier stigmate…

Dans le cadre de « Parcours et Jardins » ouverture exceptionnelle de la galerie

Galerie Le Garage du 20 au 29 mai

Les vendredis, samedis et dimanches de 15h à 19 h.

Vernissage Jeudi 19 mai 18 h30
Galerie le Garage 9, rue de Bourgogne 45000 ORLEANS 06 08 78 34 02

www.galerielegarage.net

le garage denis chartier

 

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