Marie-Christine Bordat-Chantegrelet et Jeanne d’Arc : pourquoi j’ai vraiment claqué la porte

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Outrée ! Marie-Christine Bordat-Chantegrelet n’a pas apprécié, mais alors pas du tout, que l’on puisse faire la relation entre sa démission de l’association Orléans-Jeanne d’Arc et les démêlés judicaires de son mari, Jean-François Bordat. Celui-ci a été placé en garde à vue le 18 mai dernier pour « corruption » puis mis en examen dans l’affaire de La Couronnerie, un centre de travail pour handicapés.  Et placé sous contrôle judiciaire. Or, Marie-Christine Chantegrelet avait jeté l’éponge de la présidence  de l’association deux mois plus tôt, le 4 mars.

Chantegrelet

A gauche Marie-Christine Chantegrelet

Comme elle l’avait indiqué à l’époque, l’ancienne présidente persiste et signe, elle a bien claqué la porte ce jour-là en raison d’un ras le bol de l’attitude de certains membres de l’association.  « J’ai pris mon manteau et je suis partie », raconte Marie-Christine Chantegrelet, et c’est bien le « retour » de Jeanne d’Arc à Orléans-La Source, décidé avec la mairie d’Orléans lors d’une réunion avec Olivier Carré, Martine Grivot, Jean-Pierre Gabelle et Niamé Diabara, qui a fait déborder le vase. Lors de cette fameuse réunion du 4 mars, « quelques personnes ont eu des réflexions agacées, ironiques sur Jeanne à la Source », raconte Mme Chantegrelet.  Du genre: « C’est ridicule, dérisoire… et puis que va-t-on faire avec des associations comme les Tunisiens de la Source, vous imaginez… ? ». Marie-Christine Chantegrelet ne prononce pas son nom, mais c’est bien la nouvelle présidente Bénédicte Baranger et son mari également membre de l’association qui sont en cause.  

Rien à voir donc avec les ennuis de Jean-François Bordat. Des démêlés judiciaires qui datent de 2013. « Le 4 mars je ne pouvais pas savoir que Jean-François recevrait une convocation pour le 18 mai… ». Et Marie-Christine Chantegrelet de poursuivre, « Si j’avais voulu, j’aurais pu démissionner en 2014 mais Serge Grouard m’a dit qu’il n’en n’était pas question », explique-t-elle. « Personne ne m’a demandé de partir ». Olivier Carré, son successeur ? « Il m’a manifesté une vraie amitié », mais elle ne le cache pas, « sur certains points nous n’avions pas tout à fait la même approche ».  Mais en aucun cas soutient-elle, l’affaire de son mari Jean-François Bordat, n’en n’est la cause.

“Positionnement politique et religieux différents”

Bénédicte Baranger (Présidente), Nadège Ferry-Martinez (vice présidente, Jeanne 1999)

Bénédicte Baranger (Présidente), Nadège Ferry-Martinez (vice présidente, Jeanne 1999)

Dans la foulée de la présidente qui n’a même pas assisté aux fêtes johanniques 2016, quatre autres membres ont claqué la porte de l’association, le 9 mai au lendemain des festivités.  « Il était de notoriété publique que nous avions des divergences avec Mme Baranger », avoue Mme Chantegrelet. « Nous n’avons jamais été les meilleures amies. En raison de positionnement politique et religieux différents… » , ajoute  l’ancienne présidente qui ne cache pas que l’échec du classement des fêtes au patrimoine de l’UNESCO sur lequel elle avait travaillé comme une folle, a aussi pesé lourd dans sa décision. « Je m’y suis beaucoup donné et le rejet m’a coupé les pattes ». « Depuis quinze ans que j’étais la présidente d’Orléans Jeanne d’Arc, certains m’aimaient, d’autres moins… ».

” Jeanne d’Arc chevillée au corps”

Pour autant, malgré leurs divergences, Marie-Christine Chantegrelet ne fait pas de procès en sorcellerie à celle qui lui a succédé : « elle a Jeanne d’Arc chevillée au corps comme moi, mais pas de la même façon ». Avec l’arrivée de Bénédicte Baranger c’est l’aile la plus traditionnaliste des amis de Jeanne qui est de retour.  Les « catho tradi » comme on dit dans ce milieu.

Reste que la séquence Jeanne à La Source s’est plutôt bien passée, même si l’allée des Sapins où ont eu lieu les festivités (gâchées par la pluie) ont évité le cœur du quartier, en préférant le grand sud de la Source vers la zone pavillonnaire.  « La fonction fait la femme », commente-telle à propos de Mme Baranger, « cela a été bien géré et c’est l’essentiel. Lorsque l’on est présidente il faut savoir faire des concessions».

 

Commentaires

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  1. Bien, la messe est dite. Il faudrait peut-être s’interroger sur le caractère confessionnel de cette association, à qui l’on confie une bonne partie du plus gros évènement annuel d’Orléans.

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