RÉTRO – Le Loiret et l’A10 toujours dans le rouge

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Durant tout l’été, Magcentre vous propose de lire ou relire les articles qui ont marqué l’année, ceux que vous avez préférés, que vous avez le plus commentés ou partagés. 
Voici l’article le plus lu de ces derniers mois : le retour en images sur les inondations qui ont frappé le Loiret fin mai. Date initiale de publication : le 2 juin 2016.

L’autoroute A10, où 500 automobilistes se sont retrouvés piégés mardi par les inondations, ne rouvrira sans doute pas avant plusieurs jours, ont indiqué mercredi la préfecture du Loiret et l’exploitant, Cofiroute.
(Photos Christian Bidault)

Lors d’un point presse à la mi-journée, le préfet Nacer Meddah a laissé entendre que le retour à la normale risquait d’être lent. “Tous les gens qui le souhaitent seront hébergés à l’hôtel dès ce soir ou rapatriés chez eux aux frais de Cofiroute”, a-t-il dit.

 La préfecture a prévu de faire dégager l’autoroute par des dépanneuses et de stocker les véhicules sur des plates-formes où leurs propriétaires pourront les récupérer le moment venu.

“Mais pour l’instant l’eau ne baisse pas et l’on attend de nouvelles pluies dès cette nuit. Donc je conseille aux gens de rentrer chez eux et de revenir sur place lorsque ce sera possible”, a précisé un responsable de Vinci, présent au palais de sports d’Orléans où quelque 150  naufragés de l’autoroute ont été hébergés pour la nuit.

Villemandeur et Montargis

(Photos : Déborah Creff. R-C2L)

Dans le département, la situation était “stationnaire” mercredi, a ajouté le préfet qui s’est rendu dans l’après-midi dans le secteur de Montargis, toujours placé en alerte rouge inondation en raison de la crue du Loing et de l’Ouanne. “L’amélioration est très faible, de l’ordre d’une dizaine de centimètres”, a-t-il dit.

Depuis lundi, environ 500 personnes ont du être relogées d’urgence, et un troisième Epahd a encore du être évacué à Montargis dans l’après-midi de mercredi.

Un tiers du réseau départemental est toujours coupé, et la circulation des poids lourds reste interdite sur un certain nombre d’axes routiers.

 Compte tenu des difficultés de circulation qui perdurent, le préfet a décidé de reconduire la suspension des cours dans les écoles, les collèges et les lycées pour la journée de jeudi.

Le nord d’Orléans: un spectacle dantesque

(Photos Christian Bidault)

Au nord d’Orléans, les champs de céréales sont gorgés d’eau. A Cercottes, le long de la RN.20, la ligne de l’aérotrain a les pieds de béton dans l’eau et la voie SNCF évite de peu l’inondation. De l’autre côté de la nationale Orléans-Paris, c’est un spectacle de désolation. Alors que les camions et les locaux du transporteur Tendron baignent sous près d’un mètre d’eau, un lotissement est complètement inondé et la plupart des habitants ont abandonné leur maison.

Que ce soit sur les petites départementales du côté de Huètre ou sur la RN 20 elle-même, d’énormes flaques d’eau ralentissent la circulation. Qui se fait parfois sur une voie.

Entre Chevilly et Gidy, un petit pont enjambe l’A.10. Le spectacle y est dantesque. Ce n’est plus une autoroute, c’est un vrai fleuve qui s’étale dessous sur plusieurs kilomètres. Au fond une noria de camions est stockée sur la droite dans le sens Paris-Orléans. Un intrépide chauffeur néerléandais se risque sur la glissière de sécurité, au milieu des deux « rives » du fleuve et interpelle les badauds et les pompiers sur le pont pour connaître sa position. Afin dit-il, qu’un de ses collèges puissent venir le chercher par les petites routes.

(Photos Christian Bidault)

A Gidy, le centre ville est envahi par les eaux et le laboratoire Servier est difficilement accessible. Une cinquantaine de naufragés qui ont du abandonner leur ferme ou leur maison sont accueillis au gymnase. Une affiche est placardée, on recherche des hébergements. A l’intérieur, alors que les « réfugiés » des inondations s’occupent comme ils peuvent, des Hercules de la base de Bricy tournent dans un ciel gris et bas. « Avec la pluie de ces derniers jours, ils n’ont pas pu s’entraîner » explique un sous-officier ; Avec deux autres militaires, ils viennent d’installer une trentaine de lit sur le parquet.

Des scènes qui se sont reproduites des dizaines de fois dans les communes du Loiret encore sinistrées mercredi et qui attendent la décrue avec angoisse.

Ch.B

Première victime connue des ces dramatiques inondations, une femme âgée de 86 ans a été retrouvée morte noyée à son domicile de Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne),  au hameau de Varennes, à la limite du Loiret, mercredi vers 17h. Son corps flottait à son domicile où l’eau atteignait 1,80 mètre.

 

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