Inondations: 20% des entreprises du Loiret impactées selon la CCI

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« C’est un coup d’arrêt au frémissement économique », lance Alain Jumeau, président de la CCI du Loiret, qui a dressé mercredi devant la presse un premier bilan des inondations catastrophiques du début juin. « Le département du Loiret et la région en général ont été très fortement impactés», a-t-il indiqué.

A Cercottes, le transporteur Tendron sous les eaux.

A Cercottes, le transporteur Tendron sous les eaux.

La cellule mise en place le 2 juin a recensé 20% des entreprises du Loiret plus ou moins impactées par les dégâts des eaux. Soit environ 4 000 entreprises. 140 d’entre elles ont été touchées gravement et « certaines sont même menacées de fermeture », a indiqué le vice-président Jerry Gras chargé de l’industrie. En dehors de celles qui ont subi des préjudices matériels dues aux inondations, des entreprises ont du fermer deux ou trois jours en raison des voies d’accès coupées pour les salariés, d’autres n’avaient plus de pièces détachées, voire de stock. Un secteur a été gravement impacté, celui du tourisme avec des annulations qui sont tombées en cascade sur les hôteliers par exemple. Rien qu’à Montargis, une des villes les plus sinistrées, plus de 140 commerces ont été dévastés.

Quelles réponses les permanents de la CCI ont-ils pu donner aux appels de détresse des chefs d’entreprise? « Du réconfort », dit Alain Jumeau, « et des renseignements, des conseils » précieux dans de telles situations de crise. Faire des déclarations du RSI, à l’URSAFF et surtout aux assurances. « 40% de ceux qui ont été impactés n’ont pas souscrit d’assurance perte d’exploitation », indique Jerry Gras.  La CCI est intervenue auprès de la Direccte « pour obtenir des délais » de paiement.

Les sociétés de nettoyage débordées

Montargis. Une grande partie du centre ville a subi des dégâts.

Montargis. Une grande partie du centre ville a subi des dégâts.

Impossible à l’heure qu’il est de chiffrer le préjudice matériel subi par les entreprises du Loiret. D’ailleurs Alain Jumeau est sceptique sur ces montants annoncés à la louche par les assureurs au plan national, jusqu’à 1,5 milliard d’euros. Et de prendre l’exemple du musée de l’automobile à Romorantin. En dehors des voitures détruites, un coût difficilement estimable, il faut compter les réparations, les heures de travail perdu, les recettes qui passent à l’as.” La non production c’est ce qui coûte le plus cher », estime Jerry Gras. Autres casse-têtes post-inondation pour les entreprises, trouver des sociétés de nettoyage qui ne savent plus où donner de l’aspirateur, ou des prestataires de bennes, très sollicités eux aussi…

L’avenir de l’école de commerce

L’équipe nouvelle de la CCI qui a succédé à celle de Daniel Guillermin se représentera. Parmi les gros chantiers qui sont à terminer, celui de le l’ESCEM, l’école de commerce, n’est pas assaini. « A la rentrée nous ne serons plus acteur de l’école », a précisé le président de la CCI qui reste propriétaire des locaux. Trente étudiants seulement sont inscrits pour la prochaine rentrée à Orléans et le repreneur « Top éducation » n’a pas encore mis en place d’autres cursus qui pourraient attirer des étudiants. « Pourquoi pas du tourisme », a proposé Alain Jumeau, « Top éducation » ayant une école sur cette formation à la Rochelle.

7000 m2 à Citévolia

L'immeuble de la CCI, place du Martroi

L’immeuble de la CCI, place du Martroi

L’immeuble historique de la place du Martroi est en passe d’être vendu, la signature est imminente pour une somme qui n’atteint pas les dix millions d’euros comme cela a été avancé. Et l’installation de la CCI sur la future zone de Citévolia est maintenant calée avec l’agglomération. « Le concessionnaire sera connu lors de notre AG du 23 juin », a indiqué Alain Jumeau. Le bâtiment revu à la baisse qu’occupera la CCI avec la Chambre régionale et Loiret&Orleans fera 7 00 0m2 au total mais la CCI n’en n’occupera que 4 à 5 000. Comment vont s’articuler ces structures économiques avec les nouvelles compétences pleines et entières du conseil régional ? Alain Jumeau a rencontré François Bonneau mercredi et il est ouvert à toutes les architectures en précisant que « Loiret&orleans est un outil à l’efficacité reconnue ». Et il ajoute diplomate, « la région doit y trouver son compte ». Entre les lignes on comprend qu’il faut conserver les hommes et les missions quelle que soit la forme juridique que prendra la future structure.

Ch.B

 

 

 

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