L’autoroute A.10 a été construite sur une zone humide à Gidy!

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Un routier néerlandais joue les acrobates sur la glissière de sécurité pour demander sa position.

L’A.10 à Gidy au plus fort de l’inondation.

 

Pourquoi  la dernière “piscine” de l’autoroute A.10 au nord d’Orléans a t-elle été si difficile à vider, malgré les moyens gigantesques déployés par Vinci? Pourquoi l’eau s’est-elle à ce point accumulée à cet endroit? Parce que l’autoroute a été construite sur une zone humide. A l’époque dans les années 70, le BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) les défenseurs de l’environnement et les agriculteurs de cette région de Gidy avaient prévenu: la rivière souterraine, que les constructeurs avaient tenté d’assécher,la Retrève, risquait de remonter, c’est ce qui s’est passé à la suite des précipitations hors normes qui l’on gonflée.

Politis et Claude-Marie Vadrot ressuscitent ces avertissements de l’époque qui n’ont pas été écoutés, alors que l’A.10 a rouvert ce vendredi sur le secteur.

http://www.politis.fr/articles/2016/06/autoroute-a10-la-verite-sur-les-origines-de-linondation-34897/?override=5810d1b3-af73-4f86-8629-cc5fb9508cf1

Commentaires

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  1. On ne peut pas dire que l’on ne savait pas.. Il y a un demi siècle, le bulletin des naturalistes Orléanais aborde déjà la question de la Retrève dans son numéro XIII d’avril 1961, sous le titre « Vallée du Nant et de la retrève ».

    La République du Centre (janvier 1961) écrit quant à elle : « La Retrève a fait sa réapparition hier matin, provoquant la consternation dans le petit bourg (Gidy) où de nombeux habitants surveillaient sa montée implacable. En quelques heures, elle se manifestait partout, coupant la route entre Cercottes et le hameau de Coudreau, recouvrant également la route de Gidy, à Saran, vers la ferme du « Bout du Bois » dont les habitants devaient se munir de bottes pour aller au bourf-g de Gidy et dans le bourg même, inondant la route du Carouge sur plusieurs centaines de emètres. Dans l’après-midi, cette route était ensevelie sous les eaux depuis la boutique du boucher, au centre du bourg, jusqu’à la ferme de la Mi-voie, à proximité du carrefour du Carouge où une mare, habituellement vide, se remplissait d’une eau bouillonnante à une vitesse préoccupante. En fin d’après-midi, vers 17 heures, à cet endroit, la Retrève menaçait déjà les maisons proches et atteignait le pied du calvaire édifié là . Prévoyant le danger, un puvrier agricole, M. Jarry, élevait un précaire mur de terre pour tenter de stopper devant sa demeure la montée des deaux.Celles ci accusaient une profondeur variable, selon la topographie du terrain, que l’on pouvait situer entre 40 cm et 1 mètre » .

    En juillet 1966, un autre article très détaillé de huit pages sur la Retrève et ses débordements est publié dans le bulletin des Naturalistes Orléanais, sous la signature de J. Moreau et de J. Munerot. La conclusion de cet article peut encore aujourd’hui, donner à réfléchir : « Il ne faut pas compter sur la nature pour que disparaisse la Retrève. Et la civilisation, pour l’instant, aurait plutôt tendance à favoriser sa venue. Répétons-le : plus les secteurs forestiers où elle passe seront déboisés, plus il y aura de l’eau dans son lit, plus les gouffres (dela forêt d’Orléans) seront obstués par des immondices, moins ils absorberont » .

    PS : Les crues historiques de la retrève sont connues depuis très longtemps :en 1930-31 : cinq débordements de la Retrève sont notés de novembre à mai . En 1937 : 30 hectares de terres sont inondées à Coinces, Gidy est isolé plusieurs jours. Autres débordements notés : 1943, 1945, 1958, 1961. En 1966 la Retrève déborde 3 fois entre janvier et avril..

    • de mémoire orale, sans doute à confirmer par des “anciens” le débordement de 1943 n’a pas été pris par l’armée allemande pour un sabotage du camp de Bricy

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