Inondations en Loir-et-Cher : l’heure du bilan avec les maires

  • PDF
  • Email
  • Add to favorites

Le préfet Yves Le Breton a réuni les maires des communes sinistrées par les inondations que le département a connu durant pratiquement une semaine début juin. Réactions à chaud, premières impressions, et coordination pour être désormais pragmatiques et efficaces.

Maires de Loir-et-Cher

Les maires de Loir-et-Cher réunis à Vineuil

153 communes ont été reconnues en Loir-et-Cher en état de catastrophe naturelle (Conseil des ministres du 8 juin, Journal officiel du 9 juin), 9 communes doivent encore passer en commission. Autant d’élus qui ont vécu des heures difficiles, voire les pires de leurs mandats. Le préfet Yves Le Breton, avec les services de secours, de police et de gendarmerie, les services de l’Etat (DDT, etc.), le Conseil départemental et l’Association des maires, les ont invité à une réunion de bilan, au SDIS de Vineuil, vendredi 10 juin dans l’après-midi.

Selon le préfet, « il s’agissait d’abord de se retrouver, de recueillir les premières réactions à chaud, les premières impressions. D’ores et déjà nous pouvons dire qu’il y a une vraie satisfaction concernant le travail des services de secours, de sécurité etc. » Les maires se sont également fait l’écho des remontées de la population, beaucoup de questions demeurent en suspens et les premières réponses ont pu être apportées. « Un comité de suivi a été créé à la suite des inondations, je le valide car il s’agit désormais de coordonner du mieux possible, afin d’être pragmatiques et efficaces dans la gestion de l’après », a-t-il ajouté lors d’un bref échange avec la presse à l’issue de la réunion, qui s’est tenue à huis clos. « Les habitants sinistrés disent tous la même chose : peu importe qui va nous aider, pourvu qu’on soit aidés ».

Aucun précédent de cette ampleur

Yves Le Breton, préfet de Loir-et-Cher

Yves Le Breton, préfet de Loir-et-Cher

L’heure des questions de fond viendra ensuite, mais déjà, selon le préfet Le Breton, « on voit que les mesures concernant le plan d’occupation des sols se sont montrées efficaces. Mais c’est un phénomène hydraulique qu’il faut comprendre dans sa globalité ». S’agissant des éventuels défauts à corriger, il s’est montré réaliste : « dire que tout a été bon, qu’il n’y aurait pas eu de défauts, on ne peut pas. Mais nous sommes dans un département où les collectivités publiques ont l’habitude de travailler ensemble, et c’est un point très positif à souligner, cela facilité les choses ».

Concernant l’agriculture, durement touchée, « certains champs de blé ressemblent en ce moment plus à des rizières ». Une session extraordinaire de la Chambre d’agriculture se déroulera ce lundi 13 juin après-midi. Des entreprises (artisans, commerçants, entre autres) n’ont toujours pas pu reprendre le travail, d’autres ont été impactées par les problèmes de circulation du fait des routes submergées et devront faire appel à du chômage partiel (35 demandes de prise en charge au titre de l’activité partielle ont été faites à ce jour 9 juin).

A ce sujet – notamment l’axe majeur et le plus stratégique du département à savoir la RD 174 qui a été coupée au niveau de Vineuil dans l’agglomération blésoise, le préfet a indiqué que « tout en étant pas de mes compétences, il y aura sans doute des mesures à prendre en matière d’infrastructures routières. Mais comme il n’y a pas de précédent de cette ampleur, il faut attendre les retours d’expériences pour avoir du recul ».

Frédéric Sabourin

Le bilan chiffré des moyens engagés

⇒ 2.300 interventions ont mobilisé 350 sapeurs-pompiers. 46 renforts sont venus du Calvados, de la Manche, de l’Orne et de l’Ille-et-Vilaine. 27 personnes de la sécurité civile. Les pompiers ont reçu 20.000 appels téléphoniques.

⇒ 680 gendarmes. 2.900 appels en lien avec les inondations ont été traités par le centre opérationnel de gendarmerie.

⇒ 25 personnels de police. Le 17 a enregistré plus de 1.500 appels liés aux inondations.

⇒ Conseil départemental : 160 agents se sont relayés jour et nuit. 400 points de submersion ont été recensés, sur plus de 100 routes départementales.

⇒ 50 agents d’Enedis (ex-ERDF) sont intervenus pour mettre en sécurité des ouvrages électriques et réalimenter 22.000 foyers ayant subi des coupures d’électricité.

⇒ Un fonds de secours d’extrême urgence a été mis en place, pour apporter une aide immédiate et pourvoir aux besoins les plus urgents des habitants sinistrés, notamment pour l’achat de biens de première nécessité en attendant la prise en charge par les assurances. Cette aide sera d’environ 500 € par foyer.

⇒ Enfin, la préfecture informe de l’exonération du coût de renouvellement des documents administratifs détruits ou perdus pour les personnes sinistrées qui habitent dans les communes mentionnées par l’arrêté de catastrophe naturelle.

Commentaires

Toutes les réactions sous forme de commentaires sont soumises à validation de la rédaction de Magcentre avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à l'adresse redaction@magcentre.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Code de sécurité *



Recevez chaque jour les nouveaux articles par e-mail

Votre e-mail ne sera communiqué à aucun tiers et servira uniquement à vous envoyer les titres chaque jour par e-mail