Laurent Wauquiez (LR), la droite balèze

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A côté de Laurent Wauquiez, le fondateur de la Droite forte Guillaume Peltier ferait presque figure de Trotskiste. Avec le président de la très grande région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est la droite balèze, raide dans ses bottes et ses convictions qui était l’invitée de Marienne Dubois, lundi à Neuville-aux-Bois. C’est ainsi et les deux cents premiers jours de Laurent Wauquiez à Lyon ont été à couteau tiré avec l’opposition. « L’opposition n’a pas son mot à dire », a récemment expliqué le président du groupe PS au conseil régional au journal Le Monde.

Laurent Wauquiez, lundi soir àl Neuville-aux-Bois (Loiret).

Laurent Wauquiez, lundi soir à Neuville-aux-Bois (Loiret).

Pour sa quatrième visite à Neuville au cœur de la circonscription de la députée du Loiret, Laurent Wauquiez s’est adressé à 120 sympathisants, dont Hugues Saury le président du conseil départemental, sur le mode je suis de droite, je l’assume, «Il ne faut pas avoir honte d’être de droite… il faut que notre famille politique revienne avec un vrai programme de changement et une vraie alternance ».  Chez Marianne Dubois, la députée membre de la commission de la Défense, d’ailleurs réserviste  au 12 ème Cuir d’Ardon-Olivet, le député de Haute-Loire a joué les fantassins contre le pouvoir socialiste.

A la région, je serre les vis

Laurent Wauquiez (LR).

Laurent Wauquiez (LR).

Pas de compromission avec la gauche et Laurent Wauquiez d’envoyer au passage une pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy avec lequel il n’arrête pas de prendre ses distances : « quand on fait entrer un Martin Hirsh au gouvernement, on se retrouve avec le RSA ». Ses distances aussi avec un Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France : « à la région je serre les vis, j’ai été élu pour faire des économies…J’ai été élu sur nos idées, pas avec les voix du PS ».  Moins de députés, moins de sénateurs (il ne dit pas combien), c’est son projet. Et aussi un alignement des régimes de retraites entre public et privé, y compris celui des parlementaires, et « sans en passer par la CGT ». En décembre, lorsque Valls l’a appelé pour lui « vendre » en décembre, la formation des demandeurs d’emplois (de la compétence des régions), il a envoyé balader le Premier ministre car il s’agit en gros de « stages parking », affirme-t-il, pour faire baisser les chiffres du chômage.

La communautarisme qui gagne

Marianne Dubois (LR) députée du Loiret.

Marianne Dubois (LR) députée du Loiret.

En amont d’un programme décliné sur les thèmes des valeurs que sont le travail, l’audace et le respect, Laurent Wauquiez s’en est pris, l’œil noir et avec gourmandise, à François Hollande, Manuel Valls et ses ministres. Le RSA pour les jeunes : « comment voulez-vous que ces jeunes aient un rapport au travail ? Il leur apprend à toucher des prestations sociales sans travailler… ». Au programme encore, « les prédateurs sexuels qui sont libérés », les piscines de Martine Aubry, les repas sans porc dans les cantines, « du coup c’est le communautarisme qui gagne sur l’ensemble du territoire» et cette « ruralité » abandonnée. « On finit par ne plus faire attention qu’à ceux qui sont dans les quartiers dits difficiles ».

Najat Vallaud-Belkacem après Christiane Taubira

Laurent Wauquiez et Marianne Dubois.

Laurent Wauquiez et Marianne Dubois.

Lorsqu’il prononce le nom de Najat Vallaud-Belkacem, maintenant que Christiane Taubira n’est plus aux manettes, on sent que la salle se régale déjà. Sur le thème des étrangers, Laurent Wauquiez ne se prive pas de porter l’estocade :  « …Ce que je ne veux surtout pas c’est que la République se dissolve dans l’islam », et il lance à ceux qui viennent en France, « quand on est en France c’est pour s’adapter à la France…On vient ici pour respecter les règles de notre pays, pour travailler, et pas pour tirer sur la corde de l’assistanat ». 

Avec un tel discours d’un quadra d’une droite décomplexée, Laurent Wauquiez, vice-président délégué de LR choisi en connaissance de cause par Nicolas Sarkoz pour succéder à l’aile “gauche” Nathalie Kociusko-Morizet, serait-il de taille à… tailler des croupières à un Jean-François Copé à la primaire ?  « Il y a déjà trop de candidats dans cette primaire, je ne vais pas ajouter mon nom à la liste ». Alors pourquoi se déplacer ainsi loin de ses bases, un soir de Belgique-Italie qu’il  admet lui-même avoir sacrifié à regret : parce qu’après la primaire il ne veut plus de divisions… “On doit être la boussole de la droite “.

Ch.B

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