Joseph-Benoit Suvée (1743-1807) de Bruges à Rome, un peintre face à David

Première rétrospective consacrée à l’artiste néoclassique flamand Joseph-Benoît Suvée, l’exposition proposera une centaine de peintures et dessins provenant de collections privées et de prestigieuses institutions publiques françaises et étrangères : Musée du Louvre, Musée Carnavalet, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon ou encore Musée Groeninge de Bruges.

La majorité de ces oeuvres sont inédites. Né à Bruges en 1743, Joseph-Benoît Suvée joue un rôle de premier ordre dans la seconde moitié du XVIIIe siècle en France sur le développement du néoclassicisme. Il effectue ses premières années de formation dans sa ville natale. En 1771, il obtient le Grand Prix devançant David qui lui en gardera une haine tenace. Ce concours marque ainsi, pour un temps, la supériorité de Suvée sur David.

Après avoir séjourné de 1772 à 1778 en Italie, il rentre à Paris où il est reçu peintre d’ histoire à l’Académie royale. Suvée expose très régulièrement au Salon de Paris de 1779 à 1796. Excellent pédagogue, il formera notamment des artistes flamands dont il facilitera la venue à Paris participant ainsi à un véritable renouveau pictural en introduisant le goût français dans son pays d’origine. Il sera nommé directeur de l’Académie de France à Rome en 1792, poste qu’ il occupera après les années de tourmente révolutionnaire. Le Palais Mancini, ayant été saccagé lors d’émeutes en 1793, c’est à la villa Médicis qu’est rétablie l’Académie. Suvée devient alors le premier directeur de ce lieu illustre. Après s’être d’abord affirmé comme peintre religieux, Suvée se tourne pendant ses années romaines vers le dessin. C’est un artiste curieux, attentif et sensible qui se révèle pour appréhender avec une curiosité aiguë les sites antiques de la Ville éternelle. Suvée peint également de très nombreux portraits, en particulier pendant les années révolutionnaires.

Les plus célèbres sont ceux qu’ il réalise de ses compagnons détenus avec lui pendant la Terreur dans la prison Saint-Lazare.


 

Adresse :

Musée des Beaux-Arts de Tours 18, place François Sicard 37000 Tours

Dates :

Du samedi 21 octobre 2017 au lundi 22 janvier 2018

Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9h00 à 18h00

Tarif :

Plein tarif : 5 Eur (valable toute la journée, Il donne droit à une entrée gratuite au Musée Saint Martin pendant une semaine) Demi-tarif : 2,50 Eur

Renseignements complémentaires :

0247056873
http://www.mba.tours.fr/







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