
Cécile Hubert, Mathieu Gallois et Marc Brynhole.
Dix-sept ans qu’il était le patron de la Fédération du Loiret du PCF. “Et dix-sept ans c’est trop” a admis de lui-même Marc Brynhole qui avait succédé en 1996 à Noël Bizouerne. Comme quoi tout change au Parti communiste, on met au rancard les ustensiles comme la faucille et le marteau, mais l’autocritique reste de rigueur.
En rendant son tablier et en présentant son successeur à la presse lundi dernier, Marc Brynhole qui en dix-sept ans a mis bien de l’eau dans son vin (rouge!) a du se pincer les lèvres pour ne pas parler en lieu et place de Mathieu Gallois. Rangé des voitures orléanaises, où il gardera quand même un oeil sur les jeunes, Marc Brynhole rentre dans l’écurie de Pierre Laurent, le patron national, dans sa garde rapproché de 34 membres, au Comité exécutif. Chargé de “la bataille des idées et du projet” l’adjoint au maire de La Ferté-Saint-Aubin et conseiller régional, continuera de présider la Commission nationale des conflits.
Un coup de jeune

Mathieu Gallois le nouveau secrétaire départemental.
Elu au congrès des 2 et 3 février à Saran, la nouvelle direction a sans conteste pris un coup de jeune. La moitié du Conseil départemental, le parlement du parti dans le Loiret, a été renouvelé. Celui-ci comprend 20% de jeunes de moins de trente ans et les femmes y sont mieux représentées, en moyenne à 40%. Cécile Hubert est l’une de ces figures nouvelles, 48 ans aide-soignante, elle s’occupera du secteur “vie du parti”, et devient aussi membre du Conseil national. Cécile Hubert s’était, entre autre, présentée en tandem avec Michel Ricoud sur la 1ère circonscription du Loiret, aux législatives.
Elle remplace Mathieu Gallois, 25 ans, qui prend donc les rennes du parti et a montré d’incontestables qualité de communication. Il a dit les chantiers prochains du PC, manifestation du 3 mars contre le nouveau code du travail (signé par la CFDT et le Medef), lancement d’une grande campagne contre l’austérité, soutien au peuple palestinien, aux Kurdes…
Quant aux questions sur la place du PC “dans ou en dehors de la majorité”, et aussi quelle posture aux municipales qui approchent, ou les rapports avec le Front de gauche, Mathieu Gallois sait y répondre parfaitement et botter en touche…quand il le faut. ” On va entamer des débats sur les contenus” a t-il précisé à propos des municipales. A Orléans et ailleurs. Une chose est sûre: ce sera “sans le Modem qui est un parti de droite“.
En rugby comme au PC, rien ne vaut les fondamentaux…Il faudra maintenant quelques mois de pratique pour savoir si Gallois est un bon plan!
Christian Bidault
Publié le 20 février 2013