Municipales à Orléans : OSE tend la main pour l’union… en fixant les règles du jeu

À Orléans, la gauche pourrait enfin parler d’une seule voix à condition que Maintenant Orléans accepte de se ranger derrière OSE. Dans un communiqué qui s’apparente à une offre soumise à condition, le collectif écologiste et citoyen propose « un pacte d’union et de gouvernance partagée » avec une répartition 50/50 des places éligibles sur la liste. Tête de liste qui bien sûr serait incarnée par le leader d’OSE, Jean‑Philippe Grand, grand prince mais pilote de l’alliance malgré tout. Avec en cadeau pour Maintenant Orléans « le choix » du candidat à la présidence de la Métropole.

Après des mois de divisions sous forme de mots doux échangés par presse interposée, le collectif écologiste semble, à quatre mois du scrutin, avoir mûrement réfléchi aux conséquences d’une élection comprenant deux listes de gauche : « L’heure est venue de choisir l’unité plutôt que la division. » La proposition inclut aussi un travail préalable sur les points essentiels du programme, mais le ton est clair : c’est OSE qui tiendraient les rênes. La balle est désormais dans le camp de Maintenant Orléans et de son représentant Baptiste Chapuis, invité à formuler sa réponse dans les plus brefs délais.

Avec sa proposition, OSE est même persuadé d’ouvrir la voie à une alternance à la tête de la ville. « Nous demeurons convaincus que nous devons tourner la page Serge Grouard et lutter contre la montée de l’extrême droite », rappellent les écologistes. L’union de la gauche est donc proposée, mais chacun sait que la vraie négociation commence là où les places se décident.

Commentaires

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  1. Pourquoi OSE ne pourrait pas fixer de conditions quand l’autre liste impose, non seulement une tête de liste mal élue rejetée par une partie de la gauche, mais aussi ses règles de fonctionnement douteuses et ses méthodes malhonnêtes ?

  2. Pourquoi à nouveau (cf “la conjuration des egos” de P Communal) ce ton agressif , ironique distribuant les rôles avec le bon et le méchant ?
    Ce serait plus intéressant d’avoir un article résumant les propositions des uns et des autres ou un entretien avec chacun des “primus inter pares” même si, pour ma part je préfèrerais une seule liste avec comme “chef” puisqu’il en faut un ou une, quelqu’un d’autre qu’un personnage politique.

  3. D’autre part si on prend en considération que l’un et l’autre de ces ”chefs” est membre d’un parti politique, leur stratégie est d’abord motivée par la nécessité ( pour eux et leur organisation) de tout faire pour que celle-ci existe et même si possible grossisse en “remportant des victoires” locales pour nourrir l’échelon national.
    Il suffira d’écouter le soir des élections municipales les analyses des “experts” : le parti X est en recul, le parti Y remonte, le parti Z rafle…
    et nous pendant qu’ils se complaisent dans ces guéguerres avec nous allons continuer à subir des politiques – gestions qui génèrent de plus en plus de souffrances.

  4. « Tête de liste mal élue » ?! C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité ! Grand élu en interne avec quelques dizaines de voix. Chapuis élu à la suite d’une primaire ouverte à tous avec plus de 200 voix. Une primaire ouverte à laquelle ce même Grand qui se fait aujourd’hui le chantre de l’union n’a même pas eu le courage de participer.
    Quant aux sujets des « règles de fonctionnement douteuses » et autres « méthodes malhonnêtes », on attend avec impatience votre argumentation précise plutôt que ces attaques faciles.

  5. Le procès verbal comptant le nombre réel de participants inscrits pour élire la tête de liste Maintenant Orléans a-t-il été communiqué ? Non. Juste un chiffre. Est-il Exact? Une élection ne peut être légitime sans chiffres avérés. Question de confiance. Le plus important c’est le projet pour la ville, le programme. Et la capacité de celle où celui issu.e de l’union à faire travailler en bonne entente une équipe. Cela nécessite du respect et une disposition d’esprit sereine et constructive. Question de confiance encore. Celui, celle, ceux qui ne l’inspirent pas, manquent de transparence, ou de leadership sain, ne peuvent avoir un rôle de 1er plan. Une équipe municipale c’est 6 ans. Quand on prend le prestige, on prend la responsabilité qui va avec

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