À Orléans, la gauche pourrait enfin parler d’une seule voix à condition que Maintenant Orléans accepte de se ranger derrière OSE. Dans un communiqué qui s’apparente à une offre soumise à condition, le collectif écologiste et citoyen propose « un pacte d’union et de gouvernance partagée » avec une répartition 50/50 des places éligibles sur la liste. Tête de liste qui bien sûr serait incarnée par le leader d’OSE, Jean‑Philippe Grand, grand prince mais pilote de l’alliance malgré tout. Avec en cadeau pour Maintenant Orléans « le choix » du candidat à la présidence de la Métropole.
Après des mois de divisions sous forme de mots doux échangés par presse interposée, le collectif écologiste semble, à quatre mois du scrutin, avoir mûrement réfléchi aux conséquences d’une élection comprenant deux listes de gauche : « L’heure est venue de choisir l’unité plutôt que la division. » La proposition inclut aussi un travail préalable sur les points essentiels du programme, mais le ton est clair : c’est OSE qui tiendraient les rênes. La balle est désormais dans le camp de Maintenant Orléans et de son représentant Baptiste Chapuis, invité à formuler sa réponse dans les plus brefs délais.
Avec sa proposition, OSE est même persuadé d’ouvrir la voie à une alternance à la tête de la ville. « Nous demeurons convaincus que nous devons tourner la page Serge Grouard et lutter contre la montée de l’extrême droite », rappellent les écologistes. L’union de la gauche est donc proposée, mais chacun sait que la vraie négociation commence là où les places se décident.