Une étude publiée il y a quelques jours, menée à l’Université de Hong Kong, montre que cette année l’immunité naturelle de la grippe saisonnière est très faible vis-à-vis du variant de la souche H3N2 (sous-clade K) qui circule actuellement.
L’étude observe que seulement 18% des patients hospitalisés présentent des anticorps détectables contre le nouveau sous-clade K. Ainsi la plupart des patients hospitalisés non immunisés ne se défendent pas contre cette nouvelle souche mutée.
L’activité grippale est actuellement en épidémie franche (excepté La Réunion) sur l’ensemble du territoire français. Dans son dernier bulletin, Santé publique France note une « activité grippale stable ou en baisse en ville et aux urgences, mais une poursuite de l’augmentation des hospitalisations et des décès ».
Si la grippe saisonnière reste heureusement très souvent bénigne, elle est néanmoins à l’origine de centaines de milliers de décès annuels, principalement chez les personnes affaiblies et âgées.
Il est toujours possible de se faire vacciner et la vaccination est le meilleur moyen de prévenir l’infection, même si son efficacité se situerait entre 52 % et 57 % selon les évaluations.
Médecins, pharmaciens mais aussi sages-femmes et infirmiers peuvent prescrire et injecter l’un des 5 vaccins actuellement commercialisés : 3 vaccins standards (Influvac, Vaxigrip, Flucelvax) et 2 vaccins dits « renforcés » (Fluad et Efluelda) destinés aux plus de 65 ans.
La vaccination antigrippale peut se faire conjointement avec celle contre la Covid.