Dans le Loiret, une pharmacienne veut le siège d’une députée médecin

Le premier tour de l’élection législative partielle de la première circonscription du Loiret va se dérouler dimanche prochain, le 18 janvier. Quatre des candidats sont des candidates et il est probable que la finale se jouera entre deux femmes professionnelles de santé. Nous avons rencontré l’une d’elles : la pharmacienne socialiste Ghislaine Kounowski.

Ghislaine Kounowski (PS) espère enfin battre la macroniste Stéphanie Rist dans la première circonscription du Loiret.


Propos recueillis par Jean-Paul Briand.



Le Parti socialiste (PS) ne vote pas la censure d’un gouvernement macroniste. Il refuse toute alliance avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, parti de gauche revendiqué, mais passe des accords avec le Premier ministre Lecornu pour voter son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Pensez-vous que le Parti socialiste est toujours un parti de gauche ?

Le PS est toujours un parti de gauche et je lui reste fidèle. Le PS n’a pas souhaité abattre une nouvelle fois le gouvernement car il fallait que notre Sécurité sociale ait un budget. Tout n’est pas parfait mais des demandes du PS y sont incluses. Ainsi nous avons obtenu entre autres : l’abandon de l’augmentation des franchises médicales, pas d’année blanche sur le versement des prestations sociales, la suspension de la réforme des retraites. L’absence de budget pour notre sécu aurait eu un impact direct négatif sur la vie des Français. Le PS a fait le choix du débat parlementaire responsable et des accords de compromis. Il est vrai que dans un compromis il est difficile de décider où il faut mettre le curseur. Mais les citoyens ne supportent plus ce chaos parlementaire. Il faut de la stabilité jusqu’aux prochaines présidentielles.

Le député de la 2e circonscription du Loiret, Emmanuel Duplessy, a voté à chaque fois les motions de censure contre le gouvernement. Est-il toujours votre allié politique ?

C’est un collègue avec lequel je m’entends très bien dans notre travail commun au sein de l’opposition de gauche du Conseil municipal orléanais. Il est d’ailleurs présent, avec moi, sur la liste « Maintenant Orléans » menée par le socialiste Baptiste Chapuis dans la campagne des prochaines élections municipales. Emmanuel Duplessy est député du groupe Écologiste et Social. On aurait pu s’attendre à ce qu’il soit sur une autre liste, celle présidée par un écologiste.

Stéphanie Rist, votre principale adversaire à l’élection législative prochaine, a été réélue la dernière fois grâce à votre désistement en sa faveur afin de faire obstacle au Rassemblement national. Le regrettez-vous ?

Je ne regrette pas de m’être désistée et avoir ainsi permis l’élection de Mme Rist. Je voulais l’échec de la candidate du Rassemblement national. Je suis fidèle à mes convictions et ma volonté première est de faire obstacle à l’extrême droite. Mme Rist aurait pu néanmoins avoir l’élégance de remercier… Ce que je regrette c’est qu’elle savait très bien que le suppléant qu’elle avait choisi, Stéphane Chouin, refuserait de quitter son poste de maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin. Il lui avait écrit avant les législatives, pour la prévenir. Mais l’ambition de Mme Rist est telle qu’elle n’a pas voulu en tenir compte pour avoir un portefeuille de ministre. Elle impose cette élection législative partielle en 2026 dans la première circonscription du Loiret sciemment, ce qui occasionne d’énormes frais financiers à la collectivité et des campagnes électorales bâclées. Mme Rist explique qu’elle ne siégera pas, car elle souhaite conserver son maroquin. Mais comme les ministres de la Santé ne durent pas longtemps, elle veut garder au chaud son siège de député. Cette manœuvre est irrespectueuse vis-à-vis des électeurs.

Si vous êtes élue, quels sont vos projets prioritaires ?

J’ai toujours travaillé dans le domaine de la santé. Je continuerai à le faire si je suis élue députée. Je m’investirai donc dans la commission des Affaires sociales afin de protéger notre système de protection que l’on cherche à déconstruire. J’ai aussi la volonté de mettre en place une importante présence sur le terrain. Mais n’allons pas trop vite. Le mode de scrutin est un scrutin majoritaire à deux tours. Pour se maintenir au second tour on doit obtenir un nombre de voix égal ou supérieur à 12,5% des électeurs inscrits. Compte tenu d’un important risque d’abstentions, il est à craindre que seulement deux candidat(e)s soient encore en lice au deuxième tour. Être dans le binôme de tête est ma priorité au premier tour. Si j’y parviens, j’organiserai un grand meeting en soirée à la salle Pellicer de la Source mercredi 21 janvier 2026 pour confirmer au deuxième tour cette première victoire.

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