L’ancienne discothèque olivétaine Le Trianon va bientôt finir en gravats. ©PV
Le permis de démolition totale a été affiché sur la façade de l’ancienne discothèque olivétaine. L’architecte des bâtiments de France a adressé son autorisation fin décembre au grand soulagement de l’adjoint délégué à l’urbanisme, Michel Leclercq, qui confirme l’information devant MagCentre. « Les travaux vont pouvoir enfin débuter en mars, après les élections municipales. », indique-t-il.
La friche industrielle était une tache de laideur dans ce quartier du Val à proximité du pont sur le Loiret. C’était aussi une ruine dangereuse qui menaçait de s’effondrer. Une végétation sauvage avait envahi la cour intérieure après l’incendie de mai 2018 qui a réduit en cendres l’établissement de nuit nommé alors Le Pavillon.
La fin d’une verrue urbaine pour la mairie
C’est l’aboutissement d’une longue errance qui traduit les hésitations et le manque d’idées de la municipalité pour valoriser un patrimoine architectural et historique. Le bâtiment emblématique de la période de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale était devenu un poids dont la mairie d’Olivet est trop heureuse de se débarrasser. Lorsque la façade dessinée par l’audacieux architecte olivétain Édouard Lanson – l’auteur du gymnase du Beauvoir restauré récemment – sera réduite en gravats, un nouvel espace urbain sera disponible sur une voie de circulation très fréquentée surtout aux heures de pointe.
L’élu interrogé n’est pas en mesure d’informer les riverains de sa future affectation. L’option non démentie* d’une construction de logements sociaux semble privilégiée au détriment de toute autre solution mémorielle.
*Informations complémentaires ajoutées le 23/01 à 18h30
La mairie d’Olivet nous informe que « l’option de construire des logements sociaux sur la parcelle est totalement écartée par la mairie, par le simple fait parce qu’ils ne seraient pas autorisés. Le Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) limite très fortement les possibilités au sein d’un bâtiment à reconstruire et n’autorise que des activités de services où s’effectue l’accueil d’une clientèle. La construction de logements n’est donc pas possible. » La municipalité précise que « ces éléments ont été présentés en réunion publique de quartier le 21 mai 2025 » et sont disponibles sur le site internet de la ville.
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