Quelques heures après l’officialisation de l’union entre le mouvement « Vivons Orléans » de Ludovic Bourreau et les écologistes d’OSE, c’est au tour de Yann Chaillou de filer à gauche en annonçant « le retrait de [ma] candidature » pour rejoindre « la liste et le programme de l’union de la gauche conduite par Baptiste Chapuis ».
Sur un ton presque pédagogique, le chef de file de « Tous Orléans » explique avoir choisi « le rassemblement », présenté comme « la seule option possible face au maire sortant, face à l’extrême droite, face aux complicités ». En clair, continuer en solo, c’était l’assurance d’un score invisible. Mais Chaillou acte surtout l’échec des discussions au centre, où « la volonté de tourner la page du maire sortant était semblable », mais également où, dans une formule mathématique un brin amère, « 1+1 n’est égale qu’à zéro ».
L’ancien candidat assume aussi une forme de réalisme politique. Sans union, impossible selon lui de faire du sport et de la culture « de réelles priorités de l’action municipale ». Face à des listes de gauche déjà engagées vers une union au second tour, Yann Chaillou choisit donc de ne pas « représenter un obstacle » ni voir sa candidature « instrumentalisée ». À Orléans, le centre se vide, la gauche se rassemble et la campagne entre doucement dans sa phase de clarification.