La feuille de route d’OSE pour une nouvelle Orléans

L’alliance des collectifs citoyens réunis sous la bannière d’Orléans-solidaire-écologique publie un programme municipal détaillé. Mais pas question de raser gratis ou de vendre de l’illusion.

Les candidats réunis autour de Jean-Philippe Grand. Photo Magcentre


Par Jean-Jacques Talpin

Il fait 200 pages, rien de moins ! Le programme qu’a rendu public samedi Jean-Philippe Grand et les équipes d’OSE n’a pas économisé les séances de brainstorming. « Cela fait trois ans que nous travaillons avec des groupes de travail thématiques et des engagements divers d’habitants, d’associations, de collectifs. C’est un travail partagé et un programme co-construit » explique l’élu et tête de liste.

Liste publiée le 15 février

Il est vrai que si OSE est soutenu par le parti Les Écologistes sil représente avant tout une « alliance des collectifs citoyens ». Les équipes écologistes ont en effet été rejointes en cours de route par deux associations : l’Élan Citoyen
et « Vivement Orléans ».
La première, représentée par Tej Hernoune, veut « faire entendre la voix des quartiers populaires qui sont toujours oubliés ». Elle sera identifiée par 5 élus sur la liste d’OSE qui sera publiée le 15 février. La seconde portée par Ludovic Bourreau, actuel conseiller municipal d’opposition, veut porter « une voix centriste » et une « alliance naturelle autour de valeurs communes ». Elle sera représentée par 6 candidats sur la liste.

Coulée verte entre Loire et Loiret

Disponible en ligne (ose2026.fr) ce programme municipal laisse rien au hasard et n’oublie aucune des facettes d’une gestion municipale. De l’urbanisme à l’environnement en passant par la démocratie, la culture ou la place des animaux dans la ville, ce sont plusieurs dizaines de mesures qui sont annoncées. Impossible de les présenter toutes. C’est pourquoi lors de la présentation du programme plusieurs ont été mises en avant comme la création d’une coulée verte entre Loire et Loiret entre Saint-Pryvé, le parc De Loire et plus tard Saint-Jean-de-Braye. De son côté, Tej Hernoune veut s’atteler à combler les « fractures territoriales, voire les ravins, entre quartiers prioritaires et quartiers priorisés ».

Un gymnase pour l’inclusion

Christine Tellier porte un programme complet pour la santé, l’alimentation, la solidarité ou l’inclusion avec notamment la construction d’un gymnase destiné aux publics en situation de handicap. Angeline Rodelo Da Silva veut se battre pour le bio et les produits locaux dans les cantines scolaires (qui seront re-municipalisées). Alors qu’Orléans occupe un peu enviable rang (83e sur 84 villes) OSE veut porter rapidement le taux de bio à 40 puis 50%. De son côté Ludovic Bourreau veut faire du numérique et de la création vidéo un des atouts d’Orléans avec le choix d’un site (pourquoi pas les Vinaigreries) et un grand festival de deux mois.

Pour des Halles Populaires

Bien d’autres mesures sont ou seront annoncées. C ‘est vrai pour l’arrêt du projet grouardien des Halles Châtelet qui laissera place à des « halles populaires.» Autre projet sans tabou : la refonte du la requalification des Mails, non abandonné mais totalement revu et transformé. Les questions de sécurité qui seront traitées « sans tabou et sans angélisme » favoriseront la proximité, l’îlotage, la lutte contre l’insécurité routière.

Gratuité des transports en fin de mandat

Des projets phares comme la gratuité des transports seront phasés : d’abord le samedi, puis les jeunes et les seniors, les jours de pollution ou de grands évènements avant la gratuité totale en fin de mandat. « On ne peut pas tout promettre tempère Jean-Philippe Grand notre mandat sera placé sous le signe du pragmatisme : la Métropole a 700 millions de dettes, on ne peut pas l’aggraver ». Pas question donc de vendre du rêve ou de l’illusion, de lancer des projets mirifiques ou pharaoniques sans tenir compte des finances locales.

Porte ouverte jusqu’au 12 février

Ce projet d’OSE est bien sûr compatible avec celui de Maintenant Orléans ! Une fusion des deux listes pour le second tour ne devrait pas buter sur le programme commun mais plus sur des questions de personnes. D’ailleurs « la porte est toujours ouverte  lance Jean-Philippe Grand, nous pouvons encore faire liste commune avec Baptiste Chapuis d’ici au 12 février » date limite de dépôt des listes. Un espoir en fait auquel personne ne croit…

A lire aussi: Municipales : « Rassembler Orléans » dévoile sa vision de la ville de demain

 

Commentaires

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  1. Ce programme est effectivement très dense et il est difficile de s’astreindre à tout lire dans le détail. J’ai fait le choix de me limiter aux thèmes que je maitrisais techniquement : le logement et les mobilités. Il faut admettre la qualité de ce travail. Sur le logement on met beaucoup l’accent, ce qui est logique pour une formation écologiste, sur la rénovation énergétique et l’isolation. Les ambitions sont importantes mais elles peuvent se heurter au fait que l’essentiel des sources de financement d’une politique du logement relèvent du budget de l’état, notamment pour la rénovation et la construction de logements sociaux. Difficile dans ces conditions de mettre en phase les objectifs et les perspectives financières mais ça n’empêche pas de marquer ses choix politiques. J’ai noté avec intérêt la proposition de réaliser des béguinages pour les personnes âgées et d’aménager des espaces urbains et paysagers pour les « tiny houses ». Sur les mobilités, j’adhère avec enthousiasme à l’affectation exclusive du pont royal aux piétons et aux cyclistes. La réalisation d’une passerelle entre le parc de Loire et le Port Saint-Loup est également très intéressante. Dommage que les listes de gauche et écolo ne parviennent pas à s’entendre dès le premier tour et compromettent leurs chances de succès.

  2. Même si elle est réputée pour sa mauvaise réputation environnementale, une paire de jeans peut être respectueuse de l’environnement si les conditions sont réunies. Tant que vous choisissez une paire de jeans de qualité, fabriquée en coton biologique issu d’une production équitable et provenant d’une marque transparente, et que vous confirmez qu’elle a été teinte sans produits chimiques toxiques ni métaux lourds dans des circuits d’eau fermés, vous, en tant qu’adepte de la Slow Fashion, n’avez pas à vous sentir coupable. Et si vous prenez soin de votre jean haut de gamme par la suite, en prolongeant sa durée de vie, il devient encore plus durable. Evidemment, c’est plus cher, un jean comme ça coûte 145 euros, mais le costard cravate de Baptiste est sans doute encore plus cher et moins pratique pour circuler à vélo…

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